Une école des sciences de la créativité voit le jour à Montréal

Publié le 24/05/2016 à 10:55

Une école des sciences de la créativité voit le jour à Montréal

Publié le 24/05/2016 à 10:55

Par Olivier Schmouker

La Factry a été imaginée par Philippe Meunier, de l'agence Sid Lee. (Photo: DR)

C'est à l'occasion de la première journée de l'événement C2 Montréal 2016 qu'a été annoncée la création d'une école des sciences de la créativité, la Factry, dans la métropole québécoise. Son ambition : forger des esprits créatifs à même de trouver des solutions inédites aux défis contemporains, et par la même occasion faire de Montréal une ville qui se distingue vraiment par son économie créative.

«La créativité est un important vecteur de changement dans notre société, à plus forte raison parce que nous sommes convaincus que cette compétence-là sera prédominante chez les leaders de demain», a dit Philippe Meunier, fondateur de la Factry et chef de la création de l'agence montréalaise Sid Lee. Et de souligner : «D'autant plus que - faut-il le rappeler? - la créativité, ça s'apprend».

La Factry consistera en un campus situé en plein coeur du Quartier de l'innovation de Montréal. Elle accueillera dès cet automne une soixantaine d'étudiants ayant à coeur de développer leur créativité, sachant que l'un des buts premiers de l'opération est d'établir des passerelles entre les professionnels des métiers de la création et de l'innovation et le monde des affaires.

Marie Amiot sera la présidente-directrice générale de la Factry, et Hélène Godin, sa chef de la création. Par ailleurs, deux organisations contribuent à la fondation de l'école : l'Association des agences de communication créative (A2C) et le Collège Sainte-Anne. À noter, enfin, que la Factry compte d'ores et déjà de multiples partenaires d'affaires, à l'image de la Banque Nationale et du fabricant de véhicules récréatifs BRP.

«C'est toute une grappe professionnelle qui décide de collaborer ensemble afin de former sa main-d'oeuvre et de préparer sa relève. Car, c'est clair, il y a un besoin grandissant en esprits créatifs, ces temps-ci», a dit Mme Amiot. De fait, une dizaine d'associations et d'ordres professionnels du Québec ont décidé d'apporter leur soutien à cette initiative, dont l'Association des designers industriels du Québec (ADIQ), le Conseil des directeurs médias du Québec (CDMQ) et l'Ordre des urbanistes du Québec.

Pourquoi ce nom de Factry? Il faut savoir qu'au 19e siècle c'est au coeur de Montréal qu'a eu lieu la rencontre entre les Canadiens français et les immigrants irlandais, principale main-d'oeuvre des manufactures de l'époque : les francophones allaient travailler à la 'factrie', et les anglophones, à la 'factory'. C'est en référence à ce métissage montréalais que le terme 'Factry' a été créé par les fondateurs de la toute nouvelle école.

«Bientôt donc, on se rendra à la Factry pour créer de nouveaux métissages, forger des esprits créatifs, bâtir un tout nouveau monde et participer à la révolution créative du 21e siècle», a lancé M. Meunier.

 

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