Refus de se faire vacciner: Québec ne doit pas imposer de sanctions, dit le PQ

Publié le 30/08/2021 à 16:37

Refus de se faire vacciner: Québec ne doit pas imposer de sanctions, dit le PQ

Publié le 30/08/2021 à 16:37

Par La Presse Canadienne

Dans le secteur public seulement, Québec calcule qu’environ 30 000 employés ne sont pas vaccinés.(Photo: La Presse Canadienne

Québec — L’opposition péquiste approuve l’idée de rendre la vaccination obligatoire pour le personnel de la santé, mais s’objecte à l’idée d’imposer des sanctions aux récalcitrants. 

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, avait convoqué les médias lundi pour afficher sa position, à la suite de la commission parlementaire de deux jours, tenue la semaine dernière, sur la vaccination obligatoire contre le virus de la COVID-19 décrétée par le gouvernement pour le personnel de la santé en contact avec les patients plus de 15 minutes. 

Il a eu un certain mal à expliquer la logique de sa position, en appuyant la décision de contraindre les soignants à se faire vacciner, tout en rejetant la perspective de voir les récalcitrants se faire imposer un congé sans solde, soit le scénario envisagé par le gouvernement pour forcer la main aux employés du réseau. 

Le chef péquiste croit que des sanctions trop lourdes pourraient être contre-productives, en éloignant des hôpitaux quantité de soignants, au moment où les pénuries de main-d’oeuvre sont déjà importantes. 

Suspendre des employés réfractaires au vaccin pour une période indéterminée «risque d’amener plus de problèmes, plus de bris de services, plus de contestations et peut-être même un taux de vaccination moins élevé que si on continue dans l’approche actuelle», selon lui. 

Il dit tourner le dos à une approche «qui mise sur la peur et la coercition», pour privilégier la persuasion et les tests de dépistage quotidiens pour augmenter la proportion de gens vaccinés dans le secteur de la santé. 

«Nous croyons à l’éducation, la sensibilisation et la coopération», pour assurer la progression du processus de vaccination, a-t-il fait valoir, estimant que les travailleurs de la santé ayant des réticences envers la vaccination «ne sont pas nombreux». 

Dans le secteur public seulement, Québec calcule qu’environ 30 000 employés ne sont pas vaccinés, risquant d’attraper le virus et de contaminer des malades. Le gouvernement a décrété que d’ici le 15 octobre les employés du réseau, du secteur public ou privé, devaient être pleinement vaccinés, ayant reçu deux doses, sous peine de devoir subir des sanctions. 

Le PQ va aussi s’opposer à la possibilité d’étendre la vaccination obligatoire à d’autres catégories de travailleurs que ceux de la santé. 

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