QS demande à la VG d'approfondir son enquête sur les prêts accordés par Fitzgibbon

Publié le 25/11/2021 à 11:39

QS demande à la VG d'approfondir son enquête sur les prêts accordés par Fitzgibbon

Publié le 25/11/2021 à 11:39

Par La Presse Canadienne

Dans une lettre obtenue par La Presse canadienne, la porte-parole de QS, Ruba Ghazal, demande une «analyse plus approfondie». (Photo: La Presse Canadienne)

Québec solidaire (QS) demande à la vérificatrice générale d’approfondir son enquête sur les prêts discrétionnaires accordés par le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon

L’opposition n’a pas hésité jeudi à parler de «favoritisme» du ministre.

Mercredi, la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, révélait qu’au moins 10 entreprises en difficulté ont pu obtenir de Québec des prêts totalisant 68 millions $ pendant la pandémie, même si elles ne respectaient pas l’ensemble des critères.

L’équipe du Vérificateur général n’a étudié que 22 prêts du Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE), donc près de la moitié des cas étudiés révélait des irrégularités. QS demande donc à la vérificatrice générale d’aller chercher un échantillonnage plus grand.

Dans une lettre obtenue par La Presse canadienne, la porte-parole de QS, Ruba Ghazal, demande une «analyse plus approfondie».

Selon elle, il y a «clairement eu un traitement inéquitable et un manque d’uniformité et cela est inacceptable», peut-on lire.

Dès le début de la crise sanitaire, Québec a réservé 3 milliards $ de fonds publics à deux programmes d’aide temporaire aux entreprises confrontées à un manque de liquidités lié à la pandémie: le PACTE et le Programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME).

La gestion du programme créé et géré par M. Fitzgibbon, en vue de soutenir les entreprises éprouvées par la pandémie de COVID-19, n’a pas été adéquate et a manqué de transparence, a relevé la vérificatrice, Guylaine Leclerc, dans son rapport.

Une clause du guide de gestion interne du PACTE prévoyait que le ministre Fitzgibbon s’octroyait le pouvoir d’ajuster les modalités du programme «selon les besoins des dossiers». Il pouvait donc, en principe, aider financièrement des entreprises qui ne se qualifiaient pas à ce programme. Et c’est ce qui s’est produit, au moins à une dizaine de reprises.

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