POUR UN « NEW DEAL » VERT

Publié le 29/07/2009 à 14:52

POUR UN « NEW DEAL » VERT

Publié le 29/07/2009 à 14:52

Par lesaffaires.com
Enfin, la crise financière que tous attendaient est arrivée. En 2005 déjà, The Economist avertissait ses lecteurs que la bulle immobilière allait bientôt éclater. Tous savaient que le papier commercial adossé à des actifs (PCAA), largement constitué de prêts hypothécaires à haut risque servant à financer des biens de consommation, était une bombe à retardement.

Nous avons choisi de continuer à vivre à crédit. À fonder notre richesse sur une bulle spéculative que nous croyions increvable. Nous pensions que la richesse pouvait émerger du gaspillage. Le réveil est brutal.


La hausse des cours du pétrole, qui sont passés à 140 dollars le baril en 2007, n'est pas étrangère à l'éclatement de cette crise. Notre économie, trop dépendante du pétrole, ne s'en est tout simplement pas remise. De plus, cette dépendance modifie de manière irréversible les conditions climatiques de notre planète.


En fait, ce n'est pas une crise, mais deux crises qui nous menacent : la crise économique est doublée d'une crise écologique sans précédent ; les deux trouvent leur origine à la même source : notre incapacité à tenir compte des limites de l'économie réelle et de notre biosphère.


Nous agissons comme si nos ressources naturelles étaient illimitées et gratuites, comme si la destruction des écosys-tèmes et la pollution n'occasionnaient aucun coût pour notre économie. Ainsi, nous détruisons l'écosystème qui soutient une économie prospère.


Les générations futures devront à la fois payer la facture de la présente crise économique et compter sur un capital écologique réduit. Comment pouvons-nous prétendre que nous nous enrichissons alors que nous laissons ces dettes à nos enfants ? Nous sommes en train de leur voler leur avenir !


C'est pourquoi nous avons besoin d'un « New Deal » vert qui nous permettra de relancer notre économie sur des bases stables et durables. Nous devons nous affranchir du pétrole, réduire notre consommation d'énergie et investir massivement dans les énergies vertes. Nous devons rénover nos bâtiments et bâtir les infrastructures de demain. Nous devons accepter que nos émissions polluantes aient un coût, développer une vraie fiscalité verte, et préserver les écosystèmes qui soutiennent notre qualité de vie.


Ce faisant, c'est l'économie de demain que nous construirons. Une économie plus performante qui créera des milliers d'emplois qualifiés dans les secteurs environnementaux de pointe. Des emplois de cols verts qui seront créés ici et qui ne pourront être exportés à l'étranger. Des occasions d'affaires en or pour des entrepreneurs visionnaires. L'économie verte sera l'Internet de la prochaine décennie.


Par exemple, le fabricant de recouvrements de plancher Interface s'est donné comme objectif de réduire à zéro son empreinte environnementale d'ici 2020. Une véritable révolution dans les méthodes de production est en cours au sein de cette entreprise. Interface a réduit ses coûts de production ; elle s'est fait connaître internationalement et elle compte aujourd'hui l'une des mains-d'œuvre les plus motivées du monde. Chez Interface, le vert est la couleur de l'argent.


Un modèle de développement économique a disparu en 2008. Un nouveau modèle émerge sous nos yeux. Comme lors de la crise des années 1930, la crise actuelle nous offre l'occasion de nous réinventer. Les générations futures jugeront notre capacité à relever ce défi.


Citation


« Nous devons accepter que nos émissions polluantes aient un coût, développer une vraie fiscalité verte, et préserver les écosystèmes qui soutiennent notre qualité de vie. Ce faisant, c'est l'économie de demain que nous construirons. »


 


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