"Nous ne sommes pas bons pour nous vendre!" - Daniel Lamarre

Publié le 14/10/2011 à 15:27, mis à jour le 14/10/2011 à 16:58

"Nous ne sommes pas bons pour nous vendre!" - Daniel Lamarre

Publié le 14/10/2011 à 15:27, mis à jour le 14/10/2011 à 16:58

Par Mathieu Lavallée

Daniel Lamarre, président et chef de la direction du Cirque du Soleil [Photo : Bloomberg]

La métropole du Québec pourrait se positionner comme une capitale mondiale de la créativité, selon Daniel Lamarre, président et chef de la direction du Cirque du Soleil. Mais les Montréalais devront surmonter un obstacle avant : ils ont trop de difficulté à faire valoir les bons côtés de leur ville.

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« Nous ne sommes pas bons pour nous vendre, nous dépensons tellement d’énergies à parler de nos problèmes que nous oublions de parler de ce qui est bien », a-t-il laissé tomber en marge d’une allocution prononcée devant le Cercle canadien de Montréal vendredi midi. « Qu’on se dise tout ça entre nous, c’est bien correct, mais il va falloir apprendre à se vendre à l’étranger », a conclu M. Lamarre.

À son avis, plusieurs entreprises du Québec pourraient réussir sur un plan mondial, mais finissent par rester à un niveau local.

« Nous n’avons pas besoin de nous faire d’histoires entre nous, mais lorsque nous allons sur la scène internationale, il faut arriver avec un énoncé qui est fort. C’est difficile pour une ville comme Montréal de se positionner à côté de villes comme New York, Los Angeles et Londres, mais nous n’avons pas à le faire. Il faut plutôt se positionner à côté de villes comme Barcelone. Il faut se positionner comme quelque chose d’extrêmement différent », a-t-il plaidé.

Malgré tout, il pense que la métropole québécoise a plusieurs avantages face à des capitales mondiales pour attirer des entreprises du milieu de la création. Montréal est « beaucoup moins menaçante » puisqu’il y est encore possible d’y louer des entrepôts ou d’autres locaux à des loyers raisonnables pour s’y installer. Le Cirque du Soleil a commencé dans une ancienne caserne de pompier, a-t-il rappelé. S’implanter dans les autres mégalopoles du monde s’avère bien plus difficile, voire impossible, relève-t-il.

À ce chapitre, positionner Montréal en tant que capitale de la créativité permettrait d’attirer des emplois sur tout ce qui gravite autour de la production de produits culturels. Des entreprises fournissant plusieurs services à ces productions culturelles peuvent réussir à se faire connaître et à travailler partout sur la planète, soutient M. Lamarre.

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