Legault présente les cinq «chantiers» de sa nouvelle vision économique

Publié le 12/11/2021 à 13:17, mis à jour le 12/11/2021 à 15:34

Legault présente les cinq «chantiers» de sa nouvelle vision économique

Publié le 12/11/2021 à 13:17, mis à jour le 12/11/2021 à 15:34

Par La Presse Canadienne

François Legault a annoncé le dépôt d’un projet de loi pour que les ministères et sociétés d’État se procurent davantage de produits fabriqués au Québec. (Photo: La Presse Canadienne)

François Legault a dévoilé vendredi sa nouvelle vision économique post-pandémie pour le Québec qui cible l’achat québécois, l’exportation, l’innovation, la rareté de main-d’œuvre et l’économie verte.

Ce sont ces cinq «chantiers» pour lesquels le premier ministre a promis « beaucoup d’annonces qui vont débouler » au cours des prochains mois. En conférence de presse à Shawinigan, M. Legault s’est dit «convaincu» que cette vision économique permettra de combler l’écart avec l’Ontario concernant le PIB par habitant. Celui-ci est de 13% supérieur à celui du Québec, a-t-il avancé.

«Créer de la richesse, ce n’est pas une fin en soi. Mais ça donne les moyens de nos ambitions. Si on veut être capable d’investir en environnement, dans nos programmes sociaux, ça prend des moyens», a-t-il soutenu.

M. Legault a mentionné que le dépôt d’un «mini-budget» le 25 novembre donnera un aperçu des annonces à venir. Il a tout de même présenté certains éléments qu’il entend adopter pour mettre en marche sa vision économique.

Il souhaite notamment une certification contrôlée permettant d’identifier les produits faits au Québec afin de favoriser l’achat local auprès des consommateurs québécois.

Pour montrer l’exemple, M. Legault a aussi annoncé le dépôt d’un projet de loi pour que les ministères et sociétés d’État achètent davantage auprès de fournisseurs québécois.

«Le gouvernement, c’est le plus grand donneur d’ouvrage au Québec. (...) Mon objectif, c’est qu’il y ait le plus de contenu québécois», a-t-il affirmé, précisant le besoin de respecter aussi les règles internationales en matière de contrats.

Québec entend également aider les entreprises québécoises dans leurs exportations. M. Legault a réitéré que les délégations générales à l’étranger avaient désormais comme priorité de leur «trouver des clients aux États-Unis, en Europe, en Asie».

Dans la même veine, pour favoriser la commercialisation et l’exportation de produits, M. Legault a rappelé son désir de créer des zones d’innovations où les collèges et universités seraient davantage en relation avec les entrepreneurs. En raison de la rareté de main-d’œuvre, les entreprises doivent aussi, selon lui, accélérer leur robotisation et numérisation.

Pour répondre au manque de personnel, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, va d’ailleurs bientôt déposer un plan d’action, a mentionné le premier ministre. Québec veut accompagner les personnes qui auront besoin de se requalifier dans de nouveaux secteurs.

Selon M. Legault, il y a près de 200 000 emplois à combler. La priorité sera donnée aux services essentiels et dans des «domaines d’avenir» offrant des salaires «avec de la valeur ajoutée», comme l’économie verte, a-t-il indiqué.

L’immigration « peut être une partie de la solution » vis-à-vis la rareté de main-d’œuvre, a reconnu M. Legault. Mais il estime que le Québec a déjà atteint sa capacité d’intégration avec l’accueil de 50 000 nouveaux arrivants en moyenne par année.

«Si on veut continuer de parler en français dans les prochaines générations, il y a une limite au nombre d’immigrants qui peut entrer», a dit le premier ministre, reprochant que 50% des immigrants ayant entré au Québec sous les gouvernements libéraux précédant ne parlaient pas français.

 

Économie verte

Aux yeux de M. Legault, croissance économique et lutte contre les changements climatiques sont conciliables. «Notre vision est qu’on est capable et qu’on doit faire les deux», a-t-il déclaré.

Il a notamment fait valoir que le Québec se démarquait par sa production d’énergie propre et abordable avec l’hydroélectricité.

«Il y a plein d’entreprises qui veulent venir investir au Québec pour que leur bilan en termes de GES soit meilleur. C’est souvent des compagnies manufacturières qui offrent des salaires très élevés», a soutenu M. Legault.

Québec voudrait aussi tirer parti de l’expertise existante dans la province en matière d’électrification des transports, comme les trains et les autobus. Le gouvernement Legault veut aussi développer les filières en hydrogène vert et bioénergies.

 

 

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