Le Manitoba refuse à son tour la taxe carbone de Trudeau

Publié le 04/10/2018 à 07:02

Le Manitoba refuse à son tour la taxe carbone de Trudeau

Publié le 04/10/2018 à 07:02

Par AFP

Le Manitoba a annoncé mercredi son intention de refuser la taxe fédérale sur le carbone, mesure phare du plan climat de Justin Trudeau désormais contestée par quatre des dix provinces canadiennes.

Emboîtant le pas de l'Ontario, de la Saskatchewan et de l'Alberta, le Premier ministre du Manitoba Brian Pallister a annoncé qu'il refuserait finalement d'appliquer cette taxe fédérale parce qu'Ottawa ne tient pas assez compte des efforts de sa province pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, notamment grâce à l'électricité d'origine hydraulique.

«Ce n'est absolument pas mis à notre crédit», a-t-il regretté lors d'un point presse. «Par conséquent notre plan d'action est clair. Le gouvernement fédéral dit que les Manitobains ne font pas assez pour protéger l'environnement. Nous disons non».

Le gouvernement de Justin Trudeau, qui a fait de l'environnement une de ses priorités, a mis en place cette année une taxe nationale sur le carbone qui doit passer de 10 dollars canadiens la tonne en 2018 à 50 dollars en 2022. Cette taxe doit être imposée début 2019 aux provinces n'ayant pas pris de mesures jugées compatibles avec les objectifs nationaux de réduction de gaz à effet de serre (GES).

Le Manitoba a prévu son propre plan carbone, avec une taxe fixe de 25 dollars la tonne. La taxe supérieure imposée à terme par Ottawa risque selon lui de faire peur aux investisseurs et aux entreprises souhaitant s'installer au Manitoba.

«Nous disons oui à un plan vert fait au Manitoba, mais sans taxe carbone», a-t-il déclaré devant les députés de la province.

Le Premier ministre Justin Trudeau a pour sa part réaffirmé devant les députés fédéraux son intention d'imposer sa taxe carbone aux provinces ne faisant pas suffisamment d'efforts.

«Nous pensons que les pollueurs devraient payer et c'est pourquoi nous fixons un prix à la pollution», a-t-il réagi.

En vertu de ses engagements pris en 2015 dans l'Accord de Paris sur le climat, le Canada doit réduire de 30% ses émissions de GES d'ici 2030, par rapport au niveau de 2005.


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