Le drop-out, l'administrateur et le technicien

Publié le 23/03/2013 à 00:00, mis à jour le 21/03/2013 à 10:47

Le drop-out, l'administrateur et le technicien

Publié le 23/03/2013 à 00:00, mis à jour le 21/03/2013 à 10:47

Par Pierre Théroux

Le succès d'un des premiers fleurons du Québec inc. trouve aussi son origine dans la complicité et la complémentarité des trois frères Lemaire. En entrevue, chacun parle des deux autres avec admiration et respect. Ce qui ne veut pas dire que les discussions au travail se déroulent toujours dans le calme.

«Ça parlait fort des fois, surtout quand Bernard s'enflammait ! Comme on a une politique de portes ouvertes, les employés nous entendaient et avaient peur que ça dégénère. Mais on ressortait du bureau en riant et on allait manger ensemble», raconte Laurent Lemaire.

«On a chacun notre caractère. Mais les idées des autres sont toujours respectées et, s'il n'y a pas de consensus, on est toujours solidaire dans les décisions», dit Alain Lemaire.

Bernard est le fonceur, celui qui a toujours mille projets en tête. Depuis deux ans, il s'est même lancé dans l'élevage de boeufs Highland, qui se nourrissent naturellement en forêt et sur des terres. «Ça me faisait mal au coeur de voir toutes ces terres développées par nos ancêtres, aujourd'hui abandonnées», dit-il. Il prévoit faire passer son troupeau de 600 à 2 000 têtes.

«Évidemment, Bernard ne pouvait pas se contenter d'avoir seulement 50 bêtes», dit en riant son frère Laurent, le financier de Cascades, et le plus cartésien et posé du triumvirat. Alain, qui assume aujourd'hui la présidence, est un hybride. Homme de projet comme Bernard, il est également bon dans les chiffres et le contrôle des coûts. «Nous sommes avant tout de bons gestionnaires d'humains et des opérations», résume Laurent Lemaire.

«Pourris comme vendeurs»

Leur parcours est tout aussi complémentaire. Bernard Lemaire a fait des études en génie civil, avant de les abandonner pour se consacrer à l'entreprise familiale. «Fortune a écrit un jour que 75 % des millionnaires étaient des drop-outs. Ça m'a consolé», se réjouit l'aîné des frères Lemaire.

Laurent Lemaire possède pour sa part une maîtrise en sciences commerciales, tandis que le benjamin Alain est diplômé de l'Institut des pâtes et papiers de Trois-Rivières. «Il manquait un frère Lemaire qui aurait été bon en marketing. Parce qu'on est pourris comme vendeurs», dit en riant Alain Lemaire.

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