Le cargo maritime se prépare à affronter une tempête

Publié le 04/12/2018 à 12:01

Le cargo maritime se prépare à affronter une tempête

Publié le 04/12/2018 à 12:01

Par François Normand
Un bateau naviguant sur l'eau

Un cargo naviguant en mer Méditerranée (source photo: Getty Images)

Une tempête se lève à l'horizon pour le cargo maritime: la nouvelle réglementation de l’Organisation maritime internationale (OMI) pour réduire les émissions de soufre des cargos fera bondir les tarifs de transport ainsi que les prix des entreprises et des consommateurs dans le monde d’ici la fin de 2019.


Voilà l’une des prévisions que fait la firme américaine A.T. Kearney dans son Year-Ahead Predictions 2019, un exercice annuel qui analyse divers enjeux (politiques, technologiques, réglementaires, etc.) pouvant avoir un impact sur les entreprises.


Publié ce mardi, le rapport souligne que cette nouvelle réglementation entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Elle fait partie des efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du cargo maritime de 50% d’ici 2050 par rapport à leurs niveaux de 2008.


Concrètement, l’institution des Nations Unies interdira aux cargos qui transportent des marchandises, des denrées ou des ressources naturelles d’utiliser un carburant qui contient 0,5% ou plus de soufre, comme on peut le voir sur ce graphique.



Les navires peuvent bien entendu utiliser une technologie pour réduire leurs émissions (des «scrubbers», comme on dit dans l’industrie). Par contre, ces équipements coûtent de 1 à 10 millions de dollars américains par bateau.


C’est pourquoi seulement 3% de la flotte mondiale de cargos à fait cet investissement, affirme A.T. Kearney.


La firme américaine s’attend d’ailleurs à une transition «désordonnée» et «perturbatrice» en 2019 dans l’industrie, étant donné le faible niveau de préparation des transporteurs. Et selon A.T. Kearney, les conséquences vont bien au-delà de l’industrie.


Dans les prochains mois, on doit s’attendre à une plus grande volatilité des prix pour une variété de carburants comprenant moins de soufre tels que le bunker.


Globalement, les propriétaires de bateaux ont estimé que cette situation pourrait faire bondir de 60 milliards de dollars américains leur facture énergétique.


Certains pétroliers pourraient voir bondir leurs coûts de transport de 25%, ce qui se traduirait «par des prix du pétrole et de l’essence plus élevés pour les consommateurs», peut-on lire noir sur blanc dans le rapport d’A.T. Kearney.


 


 


 


 


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