La grande majorité des entreprises veulent vendre des actifs

Publié le 02/04/2019 à 11:49

La grande majorité des entreprises veulent vendre des actifs

Publié le 02/04/2019 à 11:49

Par François Normand
Un ébéniste

(Photo: 123RF)

Trois entreprises sur quatre au Canada (79%) prévoient désinvestir au cours des 24 prochains mois, c’est-à-dire vendre des actifs pour générer des liquidités, montre une étude mondiale réalisée par la multinationale de services professionnels EY.


Une entreprise peut vendre des actifs pour plusieurs raisons : se recentrer sur ses activités les plus rentables, générer des liquidités afin de réinvestir ou se donner une marge de manœuvre pour faire des acquisitions.


Les intentions de désinvestissement des sociétés au Canada sont inférieures à la moyenne mondiale de 84%. Elles sont aussi plus faibles comparativement aux autres régions où EY a sondé des entreprises, soit les Amériques (85%), l’Asie-Pacifique (82%) ainsi que l’Europe-Moyen-Orient-Afrique (84%).


Si la moyenne mondiale de 84% n’est pas un record (c’était en 2018, à 87%), elle est représente toutefois une seconde année très élevée par rapport aux sondages réalisés depuis 2013.



Cette année, EY a sondé 930 entreprises dans le monde dans une soixantaine de pays. Au Canada, elle a scruté les intentions de 39 sociétés dans plusieurs industries, incluant le secteur pétrolier et gazier.


Au Canada, les sociétés ont tendance à faire des désinvestissements de plus en plus importants, note le volet canadien de cette étude internationale.


Ainsi, 46% des désinvestissements réalisés récemment par les entreprises canadiennes étaient supérieurs à 250 millions de dollars.


C’est tout un contraste par rapport à 2017, alors qu’aucune organisation au pays n’avait déclaré une transaction excédant 250 M$, et que seulement 19% des entreprises rapportaient des désinvestissements dépassant 100 M$.


De plus gros désinvestissements au Canada


La taille des récents désinvestissements au Canada tranche aussi avec ce qui a été observé en moyenne dans le monde, où seulement 20% des entreprises ont vendu des actifs pour une valeur supérieure à 250 M$.


«Ce virage radical vers des désinvestissements plus importants indique que les entreprises canadiennes commencent à remettre audacieusement en question ce qu’elles considèrent comme «essentiel» à leurs activités», note EY Canada.


Selon la firme, les sociétés canadiennes font des désinvestissements pour des raisons stratégiques.


Ainsi, une entreprise sur quatre (26%) affirme que la nécessité de financer des investissements dans les nouvelles technologies a été le facteur numéro dans leur plus récente décision de vendre des actifs.


Par contre, 46% des sociétés affirment avoir récemment désinvesti afin de saisir une occasion.


Selon EY, les fonds générés par la vente d’actifs ne serviraient pas à rembourser des dettes, verser des dividendes ou réinvestir dans les mêmes secteurs que par le passé.


L’évolution des intentions des entreprises canadiennes de désinvestir peut s’expliquer par les perturbations importantes dans le monde des affaires provoquées par l’incertitude macroéconomique, la faible croissance économique, l’incertitude géopolitique et les changements technologiques, souligne l’étude.


Dans ce contexte, la pression accrue des actionnaires et les changements dans les préférences des consommateurs incitent les entreprises à réfléchir sur la meilleure allocation de leurs capitaux.


 


 


 


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