La COVID-19 pourrait détruire des secteurs d'activité, dit la Fed

Publié le 20/05/2020 à 16:58

La COVID-19 pourrait détruire des secteurs d'activité, dit la Fed

Publié le 20/05/2020 à 16:58

Par AFP

Le secteur de l’énergie par exemple pourrait connaître « une vague de faillites » si les prix restaient bas. (Photo: 123RF)

La crise sanitaire pourrait définitivement détruire certains secteurs d'activité si ceux-ci restaient boudés par les clients, malgré l'assouplissement des mesures de confinement, selon des minutes de la dernière réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale (Fed), publiées mercredi.

La Fed s’est inquiétée que « certains modèles d’entreprises pourraient ne plus être économiquement viables, par exemple si les consommateurs continuaient d’éviter de participer à certaines activités économiques », selon les minutes de la réunion des 28 et 29 avril.

Les membres du comité monétaire craignent également que beaucoup de petites entreprises ne puissent résister aux effets durables sur leurs finances de ce choc, malgré les aides prévues par le plan de relance américain pour leur permettre de continuer à payer les salaires.

Ils ont ainsi relevé que certains secteurs avaient été particulièrement touchés, citant le transport aérien, les croisières, la restauration, et le tourisme.

Le secteur de l’énergie pourrait également connaître « une vague de faillites » si les prix restaient bas.

Les mesures de confinement mises en place depuis mars aux États-Unis ont mis à genou l’économie, qui constituait l’un des principaux arguments de campagne de Donald Trump pour sa réélection à la Maison-Blanche.

Le président a hâte de voir l’économie repartir. Mais le débat fait rage entre partisans d’une réouverture rapide et ceux qui mettent en garde sur les dangers d’une deuxième vague de contamination.

La pandémie fait peser sur l’économie de nombreux risques à moyen et long termes, ont également relevé les membres du comité monétaire de la Fed.

Ils craignent ainsi que les travailleurs qui perdent leur emploi ne « perdent leurs compétences », mais aussi « l’accès à des services de garde d’enfants ou de soins aux personnes âgées », ou soient « découragés » et ne cherchent plus d’emploi.

« Certains licenciements temporaires pourraient devenir permanents », redoutent-ils.

À l’issue de sa réunion, la Fed avait maintenu les taux directeurs dans une fourchette de 0 à 0,25 %, un niveau auquel elle les laissera jusqu’à ce qu’elle soit persuadée que l’économie « a survécu » à la crise sanitaire.

La Banque centrale avait également promis de faire tout ce qu’elle pourrait pour sauver l’économie américaine, qui devrait toutefois « chuter à un rythme sans précédent au deuxième trimestre », après un recul de 4,8 % au premier trimestre.

Le président de la Fed Jerome Powell a évoqué dimanche une chute du PIB de 20 à 30 %, et un pic probable du taux de chômage à 20 ou 25 %.

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