L'usine d'Olymel à Vallée-Jonction paralysée par une grève générale illimitée

Publié le 28/04/2021 à 17:04

L'usine d'Olymel à Vallée-Jonction paralysée par une grève générale illimitée

Publié le 28/04/2021 à 17:04

Par La Presse Canadienne
Le logo d'Olymel

L’usine exploitée par Olymel dans Chaudière−Appalaches reçoit hebdomadairement entre 35 000 et 37 000 porcs. (Photo: La Presse Canadienne)

Une nouvelle source d’inquiétude guette les éleveurs de porcs puisque l’usine d’abattage exploitée par Olymel à Vallée−Jonction est paralysée jusqu’à nouvel ordre par une grève générale illimitée.

Si l’employeur s’est montré surpris de la tournure des événements, mercredi, la partie syndicale a répliqué en lui reprochant un manque de volonté dans les négociations visant à renouveler le contrat de travail de quelque 1050 salariés venu à échéance le 1er avril.

«Tant que la convention collective n’est pas réglée, on va continuer, a expliqué au bout du fil le président syndical de l’usine, Martin Maurice. On veut que l’entreprise vienne s’asseoir avec son offre monétaire pour négocier. L’enjeu de la rétention de personnel, c’est le salaire qui va la régler.»

L’usine exploitée par Olymel dans Chaudière−Appalaches est importante dans l’industrie puisqu’elle reçoit hebdomadairement entre 35 000 et 37 000 porcs.

Si l’employeur n’a pas encore présenté son offre, un porte−parole d’Olymel, Richard Vigneault, a expliqué que l’entreprise avait reçu une proposition du syndicat, le 19 avril dernier, qui demandait des augmentations salariales de 35% pour la première année et de 51% sur trois ans et demi.

«On ne voit pas comment on pourrait demeurer concurrentiels dans le marché avec des augmentations semblables, a dit M. Vigneault. Cela ne comprend même pas les autres clauses (normatives).» 

Olymel a demandé la conciliation. M. Vigneault n’a pas caché que si le conflit de travail perdure, il risque d’y avoir des répercussions pour bon nombre d’éleveurs. L’entreprise dit se pencher sur des «solutions de rechange» en tentant de trouver d’autres acheteurs pour les bêtes ou les acheminer vers ses quatre autres sites d’abattage. 

La pandémie de COVID−19 a causé bien des soucis aux éleveurs. Par exemple, à la suite d’éclosions dans les usines d’Olymel en janvier dernier, environ 145 000 porcs attendaient d’avoir une place dans un abattoir. Ce nombre a fléchi à 17 759 bêtes en date de vendredi, d’après les données des Éleveurs de porcs du Québec.

«Nous avons une crainte que ce conflit de travail vienne augmenter de nouveau le nombre de porcs en attente, a souligné le président de l’organisation, David Duval, dans une déclaration envoyée par courriel. Nous espérons éviter que nos éleveurs deviennent des victimes collatérales de cette situation.»

Selon le syndicat, des séances de négociations avec Olymel étaient prévues mercredi et jeudi, mais la réponse de l’employeur à propos des offres monétaires se faisait toujours attendre.

«Depuis la convention de 2007, nous avons obtenu l’équivalent de 1,13$ l’heure en augmentation de salaire, a dit M. Maurice. On travaille pour des pinottes. Les usines qui ont négocié dans les deux dernières années, leurs demandes étaient de 2$ l’heure. Nous ne sommes pas fous.»

Une séance de conciliation est prévue le 5 mai prochain. Olymel affirme que c’est dans le cadre de ce processus qu’elle souhaite dévoiler ses offres salariales.

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