L'opposition craint de voir le Cirque du Soleil passer à des mains étrangères

Publié le 25/03/2015 à 16:04

L'opposition craint de voir le Cirque du Soleil passer à des mains étrangères

Publié le 25/03/2015 à 16:04

Par La Presse Canadienne

Le gouvernement libéral doit trouver des investisseurs qui permettraient de garder au Québec le contrôle du Cirque du Soleil, ont réclamé mercredi les partis d'opposition à l'Assemblée nationale. 


Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, et le porte-parole péquiste en matière d'économie, Pierre Karl Péladeau, craignent de voir ce fleuron passer à des mains étrangères.


M. Legault a affirmé que le premier ministre Philippe Couillard ne peut pas rester les bras croisés devant le risque de perdre un siège social où travaillent 1400 personnes à Montréal.


À lire également: Cirque du Soleil: sa vente serait imminente


Selon le chef caquiste, M. Couillard doit trouver des investisseurs qui, avec le soutien du gouvernement, pourraient acheter la participation de contrôle que le fondateur du Cirque, Guy Laliberté, cherche à vendre. 


M. Péladeau s'est montré préoccupé également des impacts que pourrait avoir la vente du Cirque à des intérêts étrangers. Selon lui, dans ce cas, il est peu probable que le siège social demeure au Québec. 


Le député et candidat à la direction du Parti québécois a affirmé qu'il a déjà fait quelques coups de téléphone pour trouver une solution. 


M. Péladeau croit que la Caisse de dépôt pourrait rassembler des investisseurs qui seraient en mesure de faire l'acquisition de la majorité des parts de l'entreprise à capital fermé. 


M. Laliberté, qui contrôle actuellement 90% de l'entreprise, dont la valeur est estimée à 2 milliards $, souhaite vendre la majorité de sa participation, pour ne conserver que 10% du capital, a rapporté mercredi le quotidien The Globe and Mail. 


Le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, a affirmé mercredi que les possibilités d'intervention du gouvernement sont limitées actuellement. 


M. Daoust a affirmé qu'une fois la transaction complétée, le gouvernement pourra toutefois faire des représentations pour garder le siège social au Québec. 


«C'est une société qui n'est pas cotée en Bourse, on n'a pas accès aux chiffres, on n'a pas l'historique, a-t-il dit. Nous tout ce qu'on voit c'est les spectacles. On ne peut pas intervenir à ce niveau-là, mais on peut intervenir au moment où il y aura un repreneur (...) pour s'assurer que ça reste ici.»


M. Daoust a relativisé les conséquences d'une vente de l'entreprise à des acheteurs de l'étranger.


«Les grandes institutions québécoises, je vous donne un exemple, la Banque Nationale, a-t-il dit. Elle est cotée en Bourse. Pensez-vous qu'elle n'appartient qu'à des Québécois? Elle appartient majoritairement à des actionnaires qui sont dans d'autres provinces. L'important, c'est le siège social ici.»


La ministre de la Culture, Hélène David, a dit espérer que la mise en vente d'une participation de contrôle du Cirque du Soleil se conclura par une «solution québécoise». 


Sans vouloir s'immiscer dans la transaction, Mme David a affirmé qu'elle aimerait que ce fleuron demeure québécois.


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