L'invalidité professionnelle: ce malheur dont personne ne parle

Publié le 30/09/2015 à 14:19

L'invalidité professionnelle: ce malheur dont personne ne parle

Publié le 30/09/2015 à 14:19

Conscients des conséquences financières d'une invalidité, 67 % des travailleurs canadiens éludent néanmoins la question auprès de leurs proches, selon un sondage de RBC Assurances.

Selon les données du sondage, bien que 95 % des travailleurs canadiens considèrent qu'une invalidité peut survenir à tout moment, 67 % d'entre eux n'ont pas discuté avec leur famille des conséquences financières d'être incapable de travailler en raison d'une invalidité.

Les données démontrent que 72 % des Canadiens subiraient de graves conséquences financières s'ils arrêtaient de travailler pendant trois mois.

« Les travailleurs ne peuvent ignorer le risque réel d'une absence du travail en raison d'une invalidité au cours de leur carrière, explique Mark Hardy, premier directeur, Assurance vie et prestations du vivant, RBC Assurances. Un travailleur sur trois au Canada aura une période d'invalidité de plus de 90 jours pendant sa vie active. Les travailleurs doivent en discuter en famille et prendre des mesures dès aujourd'hui afin de se préparer aux répercussions financières de ne pas pouvoir travailler. »

Il apparaît que dans 43 % des ménages canadiens, un travailleur a dû prendre congé en raison d'une invalidité.

Ne pas savoir comment commencer la conversation (20 %) est la principale raison évoquée pour expliquer pourquoi les Canadiens ne discutent pas des conséquences financières d'un arrêt de travail. Suit, pour 19 % des répondants, la gêne de parler d'invalidité.

Les personnes sondées soulignent dans 34 % des cas qu'elles seraient plus portées à en parler si leur propre situation financière se détériorait, alors que 23 % d'entre elles en discuteraient si elles connaissaient personnellement quelqu'un qui s'était absenté du travail en raison d'une invalidité.

Le sondage a été effectué en ligne au moyen du panel Je-dis d'Ipsos, du 12 au 19 juin 2015, auprès d'un échantillon de 1 500 travailleurs canadiens. La marge d'erreur est de plus ou moins 4,4 %, 19 fois sur 20.

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