L'essor de Netflix agace le CRTC

Publié le 24/09/2013 à 12:14, mis à jour le 24/09/2013 à 12:39

L'essor de Netflix agace le CRTC

Publié le 24/09/2013 à 12:14, mis à jour le 24/09/2013 à 12:39

Par Thomas Cottendin

Photo: Bloomberg

La croissance explosive de la canadienne Netflix commence à causer des sueurs froides au régulateur national de la télévision, le CRTC.

Le service en ligne de Netflix a été activé dans environ 17% des foyers canadiens, estime le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), dans un rapport qui sera publié plus tard cette semaine, rapporte le Globe & Mail. Ce rapport met en exergue que les nouveaux acteurs de la télédistribution tel Netflix secouent l’industrie de la télévision.

Un rapport annuel du CRTC évalue que les services de vidéo visionnables en ligne ont enregistré une croissance de 70% en 2012 au Canada. Ces services auraient été utlisés par environ 2,5 millions de ménages. Le chiffre actuel est surement bien plus élevé car les données utilisées datent d’une année et ne tiennent pas compte du lancement de la série phare House of Cards, qui a remporté un Emmy.

Cette adoption rapide des services de vidéos en ligne est un nouveau défi pour le CRTC, qui est en train de réétudier la relation entre les fournisseurs de chaines télévisées et les services en ligne. L’agitation causée par les services en ligne amène le conseil de la télédiffusion à se questionner sur sa manière de réglementer l’industrie.

«Nous observons un univers des télécommunications qui est radicalement différent de ce qu’il était 10 ans plus tôt», a dit Peter Menzies, vice-président du CRTC, lors de la conférence annuelle de l’Alliance canadienne pour les systèmes câblés (Canadian Cable Systems Alliance, CCSA).

«Les structures, les modèles d’affaires, les produits et la technologie de l’industrie ont été transformé radicalement, et ne parlons pas des besoins, des goûts, des attentes et des comportements des consommateurs», a exposé M. Menzies.

Des discussions en cours

Le CRTC mène des consultations auprès des Canadiens afin de déterminer comment le système de diffusion pourrait être modifié pour répondre à leurs besoins. Cette phase devrait être suivie par des discussions avec des représentants de l’industrie sur les façons dont ils livrent le contenu télévisé aux foyers canadiens.

Pour les diffuseurs traditionnels, les fournisseurs de services de vidéo en ligne tels que Netflix opèrent dans un univers réglementaire plus laxiste que le leur. 

«Nous ne pouvons plus nous considérer comme les gardiens des portes de l’industrie dans un univers qui n’a plus de portes», a affirmé M » Menzies. «Nous ne pouvons pas dire aux Canadiens ce qu’ils doivent regarder ou pas. Les Canadiens sont libres de profiter d'un accès élargi à l’information et au divertissement, et ils le font».

Un nombre croissant de fournisseurs traditionnels se sont mis à offrir des services de vidéo en ligne. Le CRTC doit déterminer si les règles applicables au monde traditionnel de la télédiffusion sont transposables aux nouveaux services en ligne.

 


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