Environnement : une première québécoise pour Savoura

Publié le 09/11/2010 à 20:41

Environnement : une première québécoise pour Savoura

Publié le 09/11/2010 à 20:41

Les Serres du Saint-Laurent, productrice des tomates Savoura, annonce que son projet de serres chauffées au biogaz à Saint-Étienne-des-Grès, en Mauricie, a été validé en vue de l'obtention de crédits de carbone, selon les normes du Volontary Carbon Standard (VCS).

Savoura est la première entreprise au Québec et la deuxième au Canada à recevoir cette prestigieuse validation octroyée par l'organisme First Environment, basé à Chicago.

«Notre rigueur et notre volonté de nous démarquer ont réellement joué dans l'obtention de cette validation si difficile à recevoir. Il s'agit de la confirmation que nous sommes parmi les précurseurs au Québec et au Canada», a déclaré Marie Gosselin, présidente-directrice générale de Savoura.

«Comme ce marché est volontaire, nous démontrons clairement que le développement durable est plus qu'un discours dans notre entreprise et qu'il est réellement ancré dans nos pratiques de gestion», a ajouté la PDG.

ÉcoRessources Carbone, une firme de consultation québécoise spécialisée dans l'accompagnement des entreprises visant è entrer sur le marché du carbone, a accompagné Savoura dans le processus de validation et dans la préparation de son rapport.

Avant de pouvoir échanger ou vendre les crédits de carbone, le projet à l'origine des réductions doit être validé par un organisme indépendant en suivant les règles de quantification fondées sur un standard établi.

«Le VCS est un des rares standards reconnus à l'échelle internationale qui peut être utilisé pour fixer les réductions d'émissions de GES réalisées au Canada. C'est cette étape du processus d'approbation du VCS que vient de franchir Savoura. Il lui sera donc dorénavant possible de cumuler les crédits de carbone, pour les vendre ou pour les mettre en banque en cas de besoins futurs», a affirmé Jean Nolet, président d'ÉcoRessources Carbone.

«Notre projet a des retombées évidentes pour notre entreprise, notamment grâce à la possibilité de vendre des crédits de carbone. Mais maintenant, notre action aura des retombées plus globales en permettant de faire bénéficier l'ensemble de la société de nos avancées technologiques », a poursuivi Mme Gosselin.

Le projet a nécessité un investissement de 18 millions de dollars afin d'utiliser le biogaz plutôt qu'uniquement du gaz naturel afin de chauffer les serres. Ses besoins sont estimés à environ cinq millions de mètres cubes de biogaz par année.

Les serres à l'origine de cette initiative, d'une superficie de 52 000 mètres carrés, sont situées à proximité du lieu d'enfouissement sanitaire. Ces serres produisent en moyenne 40 tonnes de tomates de spécialités par semaine, soit 25% de la production totale de l'entreprise.

Ce projet s'ajoute à plusieurs initiatives en développement durable déjà mises en œuvre par Les Serres du Saint-Laurent: récupération du CO2 pour le réintroduire dans les serres, récupération des solutions nutritives et recirculation dans les procédés après l'élimination des bactéries, aucun recours aux pesticides et herbicides, utilisation d'emballages recyclables et de produits recyclés pour les emballages, etc.

Source : Les Serres du Saint-Laurent

 

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