É-U: l'économie est en assez bonne santé pour éviter une récession, selon Janet Yellen

Publié le 19/07/2022 à 11:57

É-U: l'économie est en assez bonne santé pour éviter une récession, selon Janet Yellen

Publié le 19/07/2022 à 11:57

Par AFP

Un ralentissement économique paraît inéluctable, a souligné la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen. (Photo: Getty Images)

Washington — La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen s'est montrée optimiste mardi sur le fait que les États-Unis pourraient éviter une récession dans les mois à venir, en raison de la bonne santé du marché de l'emploi et de la consommation.

Un ralentissement économique paraît inéluctable, a-t-elle souligné. En revanche, une récession «n'est tout simplement pas compatible avec le type de marché du travail que nous voyons», a déclaré la ministre de l'Économie et des Finances de Joe Biden sur la radio NPR.

L'inflation, qui est au plus haut dans le pays depuis 1981, menace cependant la croissance économique, car elle réduit le pouvoir d'achat des ménages.

D'autant plus que pour la faire ralentir, la Banque centrale américaine (Fed) relève ses taux directeurs, ce qui a pour effet de renchérir le coût du crédit pour les entreprises et les particuliers, afin de desserrer la pression sur les prix. Au risque, cependant, d'un ralentissement économique.

«La Fed voudra réaliser comme une sorte d'atterrissage en douceur. C'est quelque chose qui exigera des compétences et de la chance. J'espère que c'est réalisable», a souligné Janet Yellen.

«Il existe des risques mondiaux, et ceux-ci présentent des risques pour notre économie», a-t-elle encore commenté, comme la guerre en Ukraine ou le ralentissement économique en Chine.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain au deuxième trimestre sera publiée le 28 juillet.

Janet Yellen a, par ailleurs, évoqué la taxation mondiale des multinationales, qui avait fait l'objet d'un accord entre 137 pays sous l'égide de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) en octobre 2021, et doit désormais être adaptée dans la législation de chaque pays.

Aux États-Unis, c'est un Congrès divisé qui doit se prononcer. 

«Je dirais qu'avec le temps, alors que d'autres pays adoptent un minimum, cela incitera notre Congrès à adopter une législation», a souligné la ministre.

Interrogée sur la possibilité qu'il faille plusieurs années pour y aboutir, Janet Yellen a reconnu que «c'est envisageable, (mais) j'espère que non. J'espère que nous serons en mesure d'adopter cela plus tôt et de jouer un rôle de chef de file au fur et à mesure que d'autres pays se conformeront».

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