Couillard mise sur la stabilité politique pour contrer l'instabilité économique

Publié le 15/06/2018 à 15:12

Couillard mise sur la stabilité politique pour contrer l'instabilité économique

Publié le 15/06/2018 à 15:12

Par La Presse Canadienne

Le premier ministre Philippe Couillard fait le pari que les électeurs vont privilégier la stabilité politique, le 1er octobre, jour d'élections générales, afin de maintenir la stabilité économique du Québec.


Il n'était pas peu fier, vendredi, en conférence de presse, d'affirmer que le redressement économique que le Québec a connu sous son règne excédait les attentes qu'il pouvait nourrir au moment où il a pris le pouvoir en 2014.


Qu'il s'agisse de la croissance économique en général ou de la création d'emplois en particulier, "les résultats sont au-delà de mes espérances", a commenté le premier ministre, en traçant le bilan de la présente session parlementaire, qui s'est en fait vite transformé en bilan du mandat en entier, en ce dernier jour de la session parlementaire.


Son discours avait clairement un ton électoral. 


Dans ce contexte, personne ne sera surpris d'apprendre que le chef libéral fera de la bonne santé économique la pierre d'assise de sa campagne électorale. Les autres principaux enjeux seront la mobilité, la qualité de vie et l'équité entre les citoyens. Il prétend avoir présidé à "la plus importante relance économique des dernières années au Québec".


Entouré de tous les députés et ministres formant son équipe, le premier ministre a rappelé que son parti s'était engagé en 2014 à créer 250 000 emplois d'ici mai 2019, "un pari audacieux" qui en avait laissé plus d'un sceptique à l'époque.


Or, déjà en juin 2018, "un an en avance, on est à 230 000 emplois", a-t-il fait valoir, en guise d'exemple de la bonne tenue de l'économie et du "climat de confiance" que son gouvernement a su installer. Le taux de chômage est actuellement le plus faible des quatre dernières décennies.


"Quand l'économie va bien, tout devient possible", a-t-il dit.


Il a rappelé que le vent de protectionnisme soufflant en provenance des États-Unis présentait une menace pour les entrepreneurs, les travailleurs et les agriculteurs pour les prochaines années.


"Pourquoi prendre un risque?", en changeant de gouvernement, avec toute l'incertitude ambiante, a-t-il demandé, à l'intention des électeurs. "C'est fragile tout ça", a-t-il ajouté, en faisant référence à la vigueur économique actuelle. 


M. Couillard est revenu à la charge pour dire que, grâce à lui, le Québec avait échappé à "une catastrophe financière" ces dernières années. Car si son gouvernement n'avait pas appliqué un remède de cheval aux finances publiques, au prix d'importantes compressions budgétaires dans l'appareil de l'État, dans les années suivant son arrivée au pouvoir, le Québec se dirigeait tout droit vers "le gouffre des finances déficitaires".


Dans les heures qui suivront la fin des travaux parlementaires, M. Couillard lancera déjà une première tournée électorale.


Legault


Le chef libéral a indiqué qu'il comptait mener une campagne électorale "dans la bonne humeur", sans agressivité, même s'il a égratigné au passage son rival, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, qui lui n'hésite pas "à traîner les gens dans la boue".


Une fois de plus, il a reproché au chef caquiste de se cacher, de ne pas expliquer ses positions sur plusieurs sujets, notamment sur les maternelles quatre ans.


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