Taux de chômage en mars à 5,3 % au Canada et 4,1 % au Québec

Publié le 08/04/2022 à 08:52, mis à jour le 08/04/2022 à 14:32

Taux de chômage en mars à 5,3 % au Canada et 4,1 % au Québec

Publié le 08/04/2022 à 08:52, mis à jour le 08/04/2022 à 14:32

Par La Presse Canadienne

(Photo: La Presse Canadienne)

Ottawa — Le taux de chômage canadien a reculé en mars à son plus faible niveau jamais enregistré, s’établissant à 5,3%, par rapport à 5,5% en février, alors que l’économie a créé 72 500 emplois, a indiqué vendredi Statistique Canada. 

Le taux de chômage de mars était le plus bas parmi les données comparables remontant jusqu’à 1976, a précisé l’agence fédérale. 

Le taux de chômage se serait établi à 7,2% si les calculs avaient tenu compte des personnes qui voulaient un emploi, mais n’en cherchaient pas, retombant ainsi pour la première fois à ses niveaux d’avant la pandémie. 

En mars, 24 500 femmes de plus de 55 ans ont trouvé du travail et 35 300 hommes d’âge moyen, entre 25 et 54 ans, ont trouvé un emploi, principalement à temps partiel. 

À l’échelle provinciale, Statistique Canada a noté que les gains se concentraient surtout en Ontario et au Québec. 

Au Québec, où 27 100 emplois ont été créés, le taux de chômage s’est établi à 4,1% le mois dernier, en baisse de 0,4 point par rapport à celui de février. Tout comme le taux de chômage fédéral, le taux québécois était le plus faible jamais enregistré par la province. 

En Ontario, 35 000 emplois ont été créés en mars et le taux de chômage a reculé à 5,3%, par rapport à 5,5% au mois précédent, ce qui le place à un niveau semblable à celui de février 2020. 

Au Nouveau-Brunswick, le taux de chômage a reculé de 7,9% à 7,7% de février à mars, alors qu’il s’est légèrement replié de 6,6% à 6,5% en Nouvelle-Écosse et de 9,0% à 8,1% à l’Île-du-Prince-Édouard.

L’économiste Andrew Grantham, de la Banque CIBC, a estimé que le taux de chômage canadien pouvait encore reculer un peu, étant donné que certaines régions du pays, comme les provinces productrices de pétrole, ne connaissaient pas le plein emploi avant que la pandémie ne frappe. 

Depuis qu’il a atteint un sommet de 1,5 million en avril 2020 au début de la pandémie de COVID-19, le nombre de personnes souhaitant travailler, mais ne recherchant pas activement un emploi, a plongé à 377 000. La taille de ce groupe et sa proportion par rapport à la population active le mois dernier étaient ainsi similaires à celles du mois de mars des trois années précédant la pandémie. 

Selon Statistique Canada, les raisons pour lesquelles ces personnes ne cherchaient pas de travail variaient. 

Un peu plus du quart ne suivaient pas le marché en raison d’une maladie ou d’un handicap. Un autre cinquième faisait partie d’un groupe de personnes qui attendaient un rappel ou la réponse d’un employeur, ou qui étaient découragées de chercher parce qu’elles croyaient qu’il n’y avait rien de disponible. 

Près d’un autre cinquième ont indiqué que leurs responsabilités personnelles et familiales expliquaient l’interruption de leur recherche d’emploi. 

Statistique Canada a indiqué que les employeurs devraient puiser dans ce groupe dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre généralisée, bien que leurs rangs diminuent. 

Le resserrement du marché du travail a également entraîné une hausse du salaire horaire moyen, qui montrait une progression de 3,4% d’une année à l’autre en mars, contre 3,1% en février. 

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