Blank, ou le t-shirt montréalais

Publié le 26/03/2011 à 00:00, mis à jour le 12/04/2011 à 12:16

Blank, ou le t-shirt montréalais

Publié le 26/03/2011 à 00:00, mis à jour le 12/04/2011 à 12:16

Chez Blank, un fabricant montréalais de vêtements de sports et de loisirs, la question de la survie se pose tous les matins. La solution : se démarquer par la responsabilité sociale.


Car rien ne ressemble plus à un t-shirt de coton fabriqué à Montréal qu'un t-shirt de coton cousu au Nicaragua... sauf son coût de production.


La PME d'une vingtaine de salariés croit pouvoir se démarquer en fabriquant sur place et en préservant l'environnement. " Une clientèle, de plus en plus nombreuse, cherche des produits faits ici, dans un esprit écologique. Et elle est prête à payer pour s'en procurer ", affirme Michel Mayer, président de Blank.


Mis à part le coton importé des États-Unis, la production de Blank est faite à Montréal, dans le quartier Chabanel. Ses fournisseurs doivent obligatoirement concentrer au moins une partie de leurs activités au Québec. " On veut, par exemple, que nos fournisseurs de fermetures éclair et de boutons fabriquent la plus grande partie possible de leur matériel au Québec, idéalement autour du quartier Chabanel. Le but est de réduire la pollution liée au transport et de favoriser l'économie locale ", dit M. Mayer.


En outre, les employés de production de Blank touchent des " salaires moyens plus élevés que le salaire minimum ", dit-il. Et les conditions de travail se veulent également supérieures à la moyenne de l'industrie. " Par exemple, nos employés affectés à la production travaillent dans un environnement climatisé et s'assoient sur des chaises ergonomiques ".


Comment, alors, se démarquer des concurrents qui importent des vêtements de pays où les coûts de main-d'oeuvre sont très bas ? " En étant le plus créatif possible au point de vue des stratégies de distribution, de marketing et de design ", résume l'entrepreneur.


Des clients aux attentes différentes


Les ventes de gros représentent les trois quarts du chiffre d'affaires de Blank. Elles proviennent d'organismes publics et d'entreprises qui achètent des uniformes pour leurs employés ou du matériel promotionnel. " Ces ventes, récurrentes, sont faites à des organisations de plus en plus sensibles aux arguments du développement durable ", reconnaît M. Mayer.


Pour sa part, la clientèle individuelle, pouvant fréquenter l'un des deux magasins de détail de Blank, est friande de médias sociaux. " Ce qui tombe bien, puisque nous n'avons pas la capacité financière d'utiliser la publicité de masse ", convient M. Mayer. C'est pourquoi l'entreprise annonce ses soldes et ses concours promotionnels au moyen de blogues spécialisés et de sa page Facebook. " Les résultats sont impressionnants en raison des effets de multiplication quasi instantanés. Par exemple, les 500 amis rejoints pourront transmettre un message auprès de dizaines de leurs amis, et ainsi de suite. "


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