Affaire Vivendi: Edgar Bronfman Jr condamné

Publié le 21/01/2011 à 08:49, mis à jour le 21/01/2011 à 11:18

Affaire Vivendi: Edgar Bronfman Jr condamné

Publié le 21/01/2011 à 08:49, mis à jour le 21/01/2011 à 11:18

Par La Presse Canadienne

[Photo : Bloomberg]

Deux anciens dirigeants du groupe Vivendi, dont un membre influent de la Famille Bronfman, ont été condamnés par un tribunal, ce vendredi, en France.

D'abord, l'ancien PDG, Jean-Marie Messier, a été condamné à trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour abus de biens sociaux et pour diffusion d'informations fausses et trompeuses.

Quant à l'ancien vice-président exécutif de Vivendi, Edgar Bronfman Jr, il a écopé de 15 mois de prison avec sursis et d'une amende qui équivaut à plus de 6,8 millions $ CAN pour délit d'initié.

Edgar Bronfman Jr, qui est âgé de 55 ans, est le petit-fils de Samuel Bronfman, l'aîné de la célèbre famille, qui a passé la majeure partie de sa vie à Montréal où il est mort, en 1971.

Jean-Marie Messier a quitté la présidence de Vivendi en 2002, quelques mois après la publication de pertes financières colossales. La direction de la firme a ensuite fait l'objet d'un déferlement de plaintes et d'enquêtes pour une série de délits boursiers et financiers.

En fin de procès aux États-Unis, l'année dernière, M.Messier a toutefois échappé à toute condamnation.

Les sanctions imposées vendredi ont pris les principaux intéressés par surprise. Leurs procureurs recommandaient en effet leur acquittement faute de preuve.

MM. Messier et Bronfman ont indiqué qu'ils en appeleraient de leur condamnation.

Pour leur part, l'ancien directeur général de VU (Vivendi Universal) Eric Licoys et l'ancien directeur général adjoint et directeur financier du groupe Guillaume Hannezo ont été condamnés ce vendredi, à Paris, à des peines de 6 et 15 mois de prison avec sursis. Trois autres prévenus ont été libérés.

Le représentant des petits actionnaires du groupe, Didier Cornardeau, a qualifié les verdicts de "grande victoire".

Le titre de Vivendi avait perdu 80 pour cent de sa valeur après que l'entreprise eût procédé à de coûteuses acquisitions dont celle des studios et du catalogue de musique de la société américaine Universal.

Au départ de Jean-Marie Messier, la société était écrasée sous le poids d'une dette de 35 milliards d'euros. Elle a dû vendre plusieurs de ses actifs pour se remettre sur pied.

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