71 200 emplois perdus en novembre au Canada

Publié le 06/12/2019 à 09:19, mis à jour le 06/12/2019 à 12:19

71 200 emplois perdus en novembre au Canada

Publié le 06/12/2019 à 09:19, mis à jour le 06/12/2019 à 12:19

Par La Presse Canadienne

(Photo: 123RF)

L’économie canadienne a enregistré en novembre sa plus grande perte d’emplois mensuelle depuis la crise financière, ce qui a également fait grimper le taux de chômage, a indiqué vendredi Statistique Canada.

Statistique Canada a annoncé vendredi que l’économie avait perdu 71 200 emplois le mois dernier et que le taux de chômage avait augmenté de quatre dixièmes de point de pourcentage pour atteindre 5,9 %, son niveau le plus élevé depuis août 2018, alors qu’il s’était élevé à 6,0 %.

Les économistes s’attendaient en moyenne à un gain de 10 000 emplois et au maintien du taux de chômage à 5,5 %, selon l’entreprise de données sur les marchés financiers Refinitiv.

La perte d’emplois était attribuable tant à une diminution des emplois à temps plein qu’à une baisse de ceux à temps partiel. Le nombre d’emplois à temps plein a diminué de 38 400, tandis que l’emploi à temps partiel a chuté de 32 800.

Le secteur de la production de biens a perdu 26 600 emplois au cours du mois, alors que le nombre d’emplois dans le secteur de la fabrication a diminué de 27 500 et que le secteur des ressources naturelles en a perdu 6500.

Entre-temps, le secteur des services a perdu 44 400 emplois, alors que le nombre d’emplois dans les administrations publiques a diminué de 24 900 en novembre.

Sur le plan régional, le Québec a perdu 45 100 emplois en novembre en raison d’une baisse dans le secteur de la fabrication ainsi que dans celui des services d’hébergement et de restauration. L’Alberta et la Colombie-Britannique ont toutes deux perdu 18 200 emplois.

Par rapport au mois de novembre de l’année dernière, l’économie a créé 293 000 emplois.

Le rapport sur l’emploi faisait suite à la décision prise plus tôt cette semaine, par la Banque du Canada, de maintenir son taux d’intérêt directeur à 1,75 %, où il se trouve depuis plus d’un an.

En rendant sa décision, la banque centrale a souligné que l’économie canadienne avait bien résisté malgré les incertitudes mondiales causées par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

La Banque du Canada s’est distinguée de bon nombre de ses homologues internationaux qui ont décidé de réduire les taux et d’assouplir leur politique monétaire en réponse à la faiblesse de l’économie mondiale. La Réserve fédérale américaine a réduit son taux directeur trois fois cette année.

 

 


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