40 % des réductions de GES seraient rentables

Publié le 04/12/2007 à 15:52

40 % des réductions de GES seraient rentables

Publié le 04/12/2007 à 15:52

Par lesaffaires.com
L'influente firme de consultants McKinsey & Co. affirme que les États-Unis pourraient diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de manière importante à des coûts somme toute raisonnables. Une partie non négligeable de ces réductions (40 %) au Les conclusions de l'étude de McKinsey, réalisées de concert avec des entreprises et des groupes écologistes, veulent que les États-Unis pourraient réduire leurs émissions de GES de 7 à 28 % par rapport au niveau de 2005, selon les scénarios élaborés par la firme. Le scénario qui mène aux réductions les plus timides mise sur de faibles changements par rapport au modèle actuel, tandis que le scénario où les émissions sont les plus faibles découlerait d'une "mobilisation nationale urgente" d'ici 2030. Moins de 50 $ la tonne McKinsey évalue que ces réductions coûteraient 50 $ la tonne, ou moins, ce qui équivaudrait à une facture globale de 150 à 200 milliards de dollars par année en 2030. Si ces chiffres sont élevés, ils sont minimes relativement à l'économie américaine, dont le PIB est actuellement d'environ 14 000 milliards de dollars. Or celle-ci devrait croître de manière importante d'ici 2030, ce qui ne ferait que diminuer les coûts relatifs des réductions. McKinsey met toutefois en garde contre l'attentisme, soulignant clairement que les investissements hâtifs seront beaucoup plus rentables, surtout dans le cas de l'efficacité énergétique :"Chaque année où nous retardons la construction de bâtiments, de maisons, de véhicules efficaces d'un point de vue énergétique, diminue pour autant les options à coût négatif", peut-on lire dans le rapport. Cinq mesures payantes Les cinq actions les plus rentables selon McKinsey touchent toutes l'efficacité énergétique des bâtiments, des véhicules, de l'éclairage et des appareils électroniques commerciaux. Plusieurs de ces mesures auraient des coûts négatifs, donc des bénéfices, de près de 100 $ la tonne. Le secteur où les réductions potentielles sont les plus importantes demeure toutefois le secteur de l'électricité : réduire l'intensité des émissions de la production d'électricité permettrait des réductions de 800 mégatonnes à 1570 mégatonnes par année. Fait intéressant, l'étude de McKinsey a fait ressortir des différences très importantes entre les régions des États-Unis quant à leur potentiel de réduction des GES : pour le même investissement, 50 $ la tonne, le Sud du pays fournirait quatre fois plus de réductions que le Nord-Est. Le Mid-ouest, puis l'Ouest des États-Unis suivent le Sud en termes de potentiel de réductions. Cette différence découlerait de plusieurs facteurs, notamment de la croissance démographique importante au Sud, qui offre d'importantes opportunités pour de nouvelles constructions éco-efficaces. L'Ouest recèlerait quant à lui d'un potentiel très intéressant en matière d'énergies renouvelables. Fait à noter, cette étude n'a pas tenté d'évaluer les impacts sur l'économie américaine que pourraient avoir les mesures de réduction des émissions de GES, notamment en ce qui a trait à l'emploi ou à l'impact sur certaines industries. McKinsey ne s'est pas non plus attardé aux bénéfices qui découleraient d'une réduction de l'intensité des changements climatiques. Pour aller plus loin : http://www.mckinsey.com/clientservice/ccsi/pdf/Greenhouse_Gas_Emissions_Executive_Summary.pdf Résumé du rapport http://www.mckinsey.com/clientservice/ccsi/pdf/US_ghg_final_report.pdf Rapport complet

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