Une bière à saveur québécoise vendue en France

Publié le 06/11/2019 à 15:20

Une bière à saveur québécoise vendue en France

Publié le 06/11/2019 à 15:20

Par François Normand

Thomas Guibert (à gauche), chef-propriétaire du Restaurant de la Meule, sur l’île-d’Yeu, avec Lee Ross (à droite). Il a élaboré une entrée et un plat, accompagnée d'une bière à la citrouille, édition 2019, conçue par la Brasserie Tabernaude.

La culture, les services et les produits québécois ont la cote en France. Et, depuis quelque temps, on peut y ajouter la bière d’inspiration québécoise, grâce à l’entrepreneur Lee Ross qui a fondé l’an dernier la Brasserie Tabernaude, sur l’île-d’Yeu.

Située sur la côte Atlantique, au large de Nantes, l’île-d’Yeu compte un peu moins de 5 000 habitants. Son industrie repose sur la pêche, l’agriculture et la construction, sans parler du commerce de détail, des services publics et de la restauration.

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Le microbrasseur Lee Ross y a fondé sa PME pour une raison fort simple : son épouse et partenaire d’affaires Armelle Dutin est originaire de l’île-d’Yeu.

«L’adage dit : qui prend mari prend pays. Eh bien, dans mon cas, c’est qui prend femme prend pays», lance en riant l’entrepreneur qui a vécu au Québec de 2008 à 2018 avec sa femme et leurs trois enfants avant de s’établir en France pour fonder la Brasserie Tabernaude.

Sa conjointe, dont la famille exploite un club de plongée sous-marine, s’occupe surtout de la commercialisation de la bière sur l’île dans les restaurants. «C’est une bête de vente», confie Lee Ross.

Lee Ross et sa femme Armelle Dutin

Comme les Français ont davantage un palais pour le vin, il doit être prudent dans la bière qu’il offre aux consommateurs, plutôt friands de bières belges et allemandes. «Par exemple, les bières de type IPA ne passent pas», dit-il, en précisant que sa bière reste d’inspiration québécoise même si elle est destinée au marché français.

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Lee Ross n’a pas toujours été microbrasseur. Auparavant, il a été technicien de scènes au Palais des congrès de Montréal. La passion pour la bière lui est venue il y a quelques années, lorsqu’il s’est mis à brasser de la bière chez lui.

Quand il a décidé d’en faire son travail, il a pris une formation aux Laboratoires Maska, à Saint-Hyacinthe, une organisation qui donne notamment des cours sur la fabrication de bières.

Bien qu’il ait lancé la Brasserie Tabernaude l’an dernier, l’entrepreneur ne peut pas encore vivre de sa passion.

La PME vend certes sa bière dans les restaurants de l’île-d’Yeu, mais ses revenus ne sont pas encore assez élevés (une fois déduits les coûts) pour lui verser un salaire. C’est pourquoi il travaille notamment un peu dans le secteur de la construction.

Mais les choses pourraient bientôt changer, car un distributeur songe à distribuer sa bière dans quelque 800 points de vente sur le continent, en France, sur la côte Atlantique.

 

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