Peut-on attraper la COVID-19 lors d'une livraison?

Publié le 30/03/2020 à 08:54

Peut-on attraper la COVID-19 lors d'une livraison?

Publié le 30/03/2020 à 08:54

Par La Presse Canadienne
Une personne récupère sa commande d'épicerie

Lorsque vous avez récupéré une commande d’épicerie, les chances de transmission par le livreur sont minces, mais des précautions peuvent aider à réduire les risques.(Photo: Justin Tang/ La Presse canadienne)

La question vous a peut-être traversé l’esprit quand vous avez récupéré une commande d’épicerie, un café lors d’une commande à l’auto ou encore une pizza livrée : le risque de contamination à la COVID-19 est-il important lorsque vous recevez une livraison de nourriture?

Si les chances de transmission du virus par le livreur sont minces, les experts croient qu’un certain nombre de précautions peuvent aider à minimiser les risques et offrir une tranquillité d’esprit.

Lors de livraison à domicile, par exemple, il est fortement recommandé de garder une bonne distance entre le livreur et vous.

« Vous n’avez qu’à lui demander de laisser la commande à la porte, a dit un professeur en science alimentaire à l’Université de Guelph Keith Warriner. Vous avez plus de chances d’être infecté par une personne que par un paquet. »

Une recherche publiée dans un journal médical de la Nouvelle-Angleterre la semaine dernière suggérait que le virus peut vivre jusqu’à 24 heures sur du carton, et même jusqu’à 72 heures sur d’autres types de surface, dont le plastique.

S’il y a de faibles probabilités qu’une personne infectée ait éternué ou toussé tout en manipulant la commande de nourriture, les chances que le virus soit transmis par l’emballage sont minces, a insisté M. Warriner.

Il a ajouté que le lavage fréquent des mains, particulièrement avant ou après avoir manipulé la nourriture et le contenant, pouvait aussi réduire les risques. Manipuler la boîte de pizza ne devrait donc pas causer d’inquiétudes.

« Quand on parle de la survie du virus, ce n’est qu’un aspect. Il doit aussi être transmis, a rappelé M. Warriner. Le risque est relativement faible. Il ne faut pas s’en faire avec ça. »

En ce qui concerne la commande à l’auto, il y a aussi de minces chances qu’une personne infectée eut toussé ou éternué près de votre nourriture ou de votre breuvage, a noté M. Warriner.

Si vous êtes inquiets, vous pouvez prendre certaines mesures une fois rendu à la maison, a-t-il indiqué. La nourriture ou le breuvage peut être réchauffé et vous pouvez laver vos mains avant de les manipuler.

« Je crois que le risque est faible, a dit le directeur associé du centre pour les vaccins contre les maladies évitables de l’Université de Toronto, Jeff Kwong. Ils manipulent très peu la nourriture avant de vous la remettre. (...) C’est probablement sécuritaire. »

La professeure adjointe à la faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement à l’Université McGill Jennifer Ronholm a mentionné que les résultats des recherches pour répondre à ces questions ne font que commencer à rentrer.

Mais comme les autres experts, elle ne croit pas qu’il y ait de risques importants.

« Il n’y a que très peu, ou pas, de preuves que les personnes sont infectées de cette manière », a-t-elle dit. « Si c’était le cas, nous aurions probablement déjà découvert qu’il s’agissait d’un moyen de transmission majeur. »

« En ce qui concerne la quantification du faible risque, il est présentement impossible de donner un chiffre exact. »

 

À la une

Crise des finances publiques? Quelle crise?

30/05/2020 | François Normand

ANALYSE - Quand il y a des crises graves, les gouvernements haussent les impôts. C'est la leçon du 20e siècle.

Il y a toujours des raisons de garder espoir

BLOGUE. La Bourse s'offre un deuxième mois fort rentable grâce aux largesses monétaires.Les indicateurs se contredisent.

Santé publique: une gouvernance de broche à foin

29/05/2020 | Jean-Paul Gagné

BLOGUE. On nous a présenté Horacio Arruda comme étant l’autorité de la Santé publique au Québec. Or, il n'en est rien.