Metro dit non au saumon génétiquement modifié

Publié le 31/01/2017 à 09:56

Metro dit non au saumon génétiquement modifié

Publié le 31/01/2017 à 09:56

Par Martin Jolicoeur

Pour la première fois au Canada, un important détaillant alimentaire ferme la porte à la vente de saumons génétiquement modifiés. Photo: Getty Images

La haute direction de Metro a pris l’engagement formel de ne jamais vendre de saumons génétiquement modifiés dans ses marchés d’alimentation.

«Il n’y aura pas de saumon avec OGM chez Metro», a déclaré sans équivoque la semaine dernière (24 janvier 2017) son président, Éric Richer La Flèche, à l’occasion de son assemblée annuelle des actionnaires.

En réponse aux inquiétudes de l’un d’entre eux, M. Richer a d’abord rappelé que Metro (Tor., MRU) dispose de politiques sur l’approvisionnement responsable et sur les pêches durables. Et bien que ces deux documents n’interdisent pas spécifiquement l’approvisionnement des saumons génétiquement modifiés, son président a écarté net la possibilité que Metro puisse un jour en offrir à sa clientèle.

«Je peux vous dire qu’en ce qui concerne les saumons contenant des OGM, nous n’en vendrons pas et nous n’avons pas l’intention d’en vendre, a-t-il déclaré devant plus de 200 actionnaires de Metro, propriétaires des chaînes Metro, Food Basics, Brunet, Super C, Marché Adonis et Première Moisson. Au terme de son exercice 2016, Metro a rapporté des ventes de 12,8 milliards (G$) (+ 4,6 %) et un bénéfice net de 586,2 M$ (+ 12,9 %).

Une première canadienne

Jusque là, aucune autre distributeur alimentaire canadien n’avait clairement pris position à ce sujet. Aux États-Unis, plus de 80 enseignes d’épiceries l’ont déjà fait au cours des dernières années. Des chaînes aussi importantes que Target, Whole Foods, Costco Wholesale, Albertsons, Marsh, Giant Eagle, Kroger et Safeway en font tous partie.

Le saumon génétiquement modifié a été approuvé par Santé Canada l’an dernier. Fort de cette permission, ce saumon pour lequel le gouvernement n’a recommandé aucune obligation d’étiquetage, pourra se retrouver sur les tablettes des épiceries canadiennes dès la fin de 2017.

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«C’est décevant que ces saumons OGM aient été autorisés au Canada. Le fait que nous savons maintenant que les consommateurs n’auront aucun moyen de connaître si ces saumons vendus ont été génétiquement modifiés rend la situation particulièrement inquiétante», estime Thibault Rehn, coordonnateur de Vigilance OGM, un organisme voué à un avenir sans OGM.

Un engagement verbal

Prudent malgré son engagement, le président de Metro a refusé de s’engager à inscrire sa position (anti-saumon OGM) dans la politique de pêche durable de l’entreprise.

« (Ça) ne sera pas ancré dans une politique de façon individuelle, a précisé M. La Flèche. La politique (de pêche durable) est plus globale dans son approche (…). La question des OGM est une question plus large qui touche toute l’industrie et toute sorte (…) de produits. . On travaille avec tous les intervenants de l’industrie, les associations, les autres détaillants, pour arriver à des solutions dans un monde complexe.» 

«Pour ce qui est de l’étiquetage, on n’a pas de solution magique. On va travailler de façon coordonnée avec le reste de l’industrie (…) pour arriver a des solutions dans un monde complexe. (Mais) pour répondre à votre question, a fini par tranché M. La Flèche, il n’y aura pas de saumons avec des OGM chez Metro

À la Bourse de Toronto, l’action de Metro (Tor., MRU) s’échangeait à 39,67$ à la clôture des marchés, en baisse de 0,20$ ou de 0,50%. En un an, la valeur de son titre a perdu 1,54$ ou 3,72%, mais a gagné 18,96$ ou 90,64% en trois ans.

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