Inflation: la croissance des prix s'accélère

Publié le 28/05/2018 à 16:05

Inflation: la croissance des prix s'accélère

Publié le 28/05/2018 à 16:05

Par Martin Jolicoeur

La pression inflationniste s’accélère de plus belle. Selon Desjardins, non seulement la croissance des prix se poursuit au Canada, mais cette dernière se fait sentir de façon de plus en plus marquée par les consommateurs.


Une étude préparée par Benoit P. Durocher, économiste principal de Desjardins, montre en effet que la proportion du panier de consommation moyen subissant une augmentation contenue entre 1% et 3% avait presque doublé en un an.


En utilisant les dernières données de Statistiques Canada, la plus récente étude économique de Desjardins montre que  pas moins de 55,4% des composantes du panier de consommation canadien avaient connu une telle hausse de prix en avril 2018. C’est près du double des 29,3% de composantes qui avaient vu leurs prix augmenter de même manière (1% à 3%) à pareille date, un an plus tôt.


En 2017, l’augmentation se montrait beaucoup plus ténue. Pas moins de 47,8% des composantes du panier avaient alors subi une croissance annuelle des prix sous la cible inférieure (1%) de la Banque du Canada. En avril 2018, la proportion d’articles ayant connu une augmentation des prix inférieure à 1% ne représentait plus que 22,3% du panier total, soit son plus bas niveau depuis octobre 2015.


Ce mouvement en faveur d’augmentations annuelles des prix supérieures à celles de l’an dernier fait dire à l’économiste en chef, Benoit P. Durocher, que les pressions haussières sur l’inflation se généralisent.


La croissance plus rapide des prix est aussi confirmée par l’évolution récente des indices de référence de la Banque du Canada. Leur variation annuelle s’est accélérée depuis la mi-2017 pour atteindre 2,0 % en moyenne en avril dernier.


À 1,25 %, le taux cible des fonds à un jour correspond encore à une politique monétaire très expansionniste, explique Desjardins. Compte tenue de cette hausse généralisée de l’inflation, «il devient évident, écrit M. Durocher, que l’économie canadienne n’a plus besoin d’une détente monétaire aussi prononcée».


Dans ces circonstances, estime-t-il, d’autres hausses de taux d’intérêt directeurs devront être annoncées au cours des prochains trimestres. À court terme, néanmoins, Desjardins estime que la Banque du Canada pourrait opter pour le statu quo, en raison notamment des incertitudes actuelles entourant le marché de l’habitation.


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