Renault veut discuter fusion avec Nissan et convoite Fiat-Chrysler

Publié le 27/03/2019 à 07:00

Renault veut discuter fusion avec Nissan et convoite Fiat-Chrysler

Publié le 27/03/2019 à 07:00

Par AFP

Le groupe automobile français Renault veut reprendre «dans les 12 mois à venir» les discussions avortées de fusion avec son partenaire Nissan, avant de jeter son dévolu sur un autre constructeur, possiblement Fiat Chrysler, rapporte mercredi le Financial Times.


Selon le quotidien britannique, qui cite «des personnes au fait des projets» de la marque au losange, «l'intention de Renault est de rouvrir des discussions "dès que possible"» afin de rendre irréversible l'alliance née il y a exactement 20 ans.


M. Ghosn nourrissait le projet d'intégrer les deux groupes, associés à Mitsubishi Motors, avant d'être soudainement arrêté le 19 novembre à Tokyo pour des malversations financières présumées et emprisonné pendant plus de 100 jours.


Après des semaines de tensions, Renault et Nissan ont affiché leur entente mi-mars et annoncé une gouvernance désormais basée sur le «consensus», lors d'une conférence de presse commune au siège de Nissan à Yokohama (banlieue de Tokyo).


Interrogé à cette occasion sur une éventuelle fusion, un scénario qui ne plaît pas au Japon, le président de Renault, Jean-Dominique Senard, avait assuré que la question n'était pas à l'ordre du jour.


Il avait aussi réfuté tout problème concernant l'actionnariat. Renault détient 43% de Nissan qui en retour possède 15% de Renault, mais sans droit de vote, une répartition qui apparaît déséquilibrée aux yeux des Japonais.


Contacté par l'AFP, Nissan s'est refusé à «commenter des rumeurs».


«La société résultant de la fusion mènerait ensuite une acquisition afin d'être plus forte dans la lutte pour la domination mondiale avec Volkswagen et Toyota», ajoute le FT.


Fiat Chrysler (FCA) apparaît parmi «les cibles privilégiées», précise le quotidien. D'après deux sources interrogées, M. Ghosn avait eu des discussions «il y a deux à trois ans» avec le constructeur italo-américain, «mais la proposition avait capoté du fait de l'opposition du gouvernement français», actionnaire de Renault.


Son rival PSA pourrait aussi être sur les rangs. «Tout est ouvert, si on gagne de l'argent, on peut rester maître de son avenir, on peut rêver de tout», avait déclaré début mars son patron Carlos Tavares, interrogé sur des rumeurs de mariage avec FCA.


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