La course aux commandes repart de plus belle entre Boeing et Airbus

Publié le 19/06/2019 à 11:17

La course aux commandes repart de plus belle entre Boeing et Airbus

Publié le 19/06/2019 à 11:17

Par AFP
Un avion qui vole

Un Airbus 350 100 qui fait des prouesses au Bourget, près de Paris. (Photo: Getty Images)

La traditionnelle course aux commandes au Bourget est repartie de plus belle mercredi, avec des succès probants pour Airbus et son nouveau moyen-courrier très longue distance, l’A321 XLR, au lendemain d’une bouffée d’oxygène pour le 737 MAX de Boeing, toujours cloué au sol après deux écrasements aériens.

L’avionneur européen a annoncé, au troisième jour du salon international aéronautique et spatial du Bourget, des commandes pour 136 exemplaires en tout pour la nouvelle version de son monocouloir qui peut parcourir jusqu’à 8 700 km en 9 heures, grâce à des réservoirs plus importants.

Elles portent à 202 le nombre de commandes engrangées jusqu’ici pour cette nouvelle version de son A321 LR (long range, long rayon d’action, sur le marché depuis 2018), lancée lundi et dont les premières livraisons débuteront en 2024.

La compagnie australienne Qantas a commandé 36 exemplaires de ces A321 XLR (extra long range) et le groupe d’investissement américain Indigo Partners 50, destinés à ses quatre compagnies low-cost Frontier Airlines (USA), Jestsmart (Chili), Volaris (Mexique) et Wizz Air (Hongrie).

American Airlines, un client historique du Boeing 737 MAX, en a commandé 50.

« C’est un beau décollage », a commenté le directeur commercial d’Airbus Christian Scherer. Le prix catalogue de la nouvelle version de l’A321 XLR n’a pas été communiqué.

Le constructeur européen entend ainsi occuper le terrain des vols de très longue distance avec un avion de plus faible capacité (jusqu’à 240 sièges) que les traditionnels gros porteurs en offrant aux compagnies la possibilité d’ouvrir de nouvelles lignes entre des villes secondaires avec un monocouloir, moins cher, plus facile à remplir et donc plus rentable.

Il prend de vitesse son rival sur le segment de milieu de marché, entre les moyen et les long-courriers, alors que Boeing a repoussé à l’an prochain une éventuelle annonce de lancement d’un nouvel appareil, le « Middle of Market » (MoM).

Offre de services globale

Mardi, c’est Boeing qui a été sur le devant de la scène en annonçant une commande géante, sous forme de lettre d’intention, par le groupe IAG pour 200 de ses 737 MAX, son modèle cloué au sol depuis mars après deux écrasements aériens en Indonésie et en Éthiopie qui ont fait 346 morts.

Cette commande surprise, la première pour son moyen-courrier immobilisé après les écrasements, apparaît comme une bouffée d’oxygène pour le constructeur américain et une marque de confiance accordée par le groupe IAG (British Airways, Iberia, Vueling, Aer Lingus et Level), alors que le calendrier d’une remise en service de l’avion n’a pas été communiqué.

Le marché des services constitue un autre terrain d’affrontement commercial.

Airbus a ainsi annoncé qu’il proposait désormais une offre globale à ses clients comprenant, entre autres, la maintenance, la formation et les améliorations de l’avion.

Ce marché devrait représenter, en 2019, 160 milliards de dollars et plus que doubler en 2038 pour atteindre 330 milliards de dollars. Au cours des 20 prochaines années, il est estimé en tout à 4 900 milliards de dollars par l’avionneur. 

La formation des pilotes et des techniciens de l’aéronautique est devenue un autre marché pour le constructeur, qui prévoit un besoin de 550 000 nouveaux pilotes et de 640 000 nouveaux techniciens au cours des 20 prochaines années, dans un contexte de pénurie de pilotes.

L’urgence climatique et les nouveaux modes de mobilités sont également au cœur de ce 53e salon de l’aéronautique.

Mercredi, Airbus Helicopters et le motoriste Safran ont signé un accord de coopération visant à travailler sur de nouvelles technologies pour réduire les émissions de CO2 et les niveaux sonores des futures plateformes à décollage et atterrissage verticaux (VTOL).

« Notre industrie est à l’aube d’une révolution verte et je pense qu’en tant que premier constructeur mondial d’hélicoptères civils il nous incombe de développer des technologies et des solutions qui continueront à faire du vol vertical le meilleur moyen de relier les villes et de transporter des passagers en toute sécurité en milieu urbain », a déclaré Bruno Even, directeur d’Airbus Helicopters.


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