Il manque un ingrédient à la recette de relance de l'aérospatial

Publié le 02/11/2020 à 09:35

Il manque un ingrédient à la recette de relance de l'aérospatial

Publié le 02/11/2020 à 09:35

Par La Presse Canadienne

Il est difficile de savoir si une aide sectorielle fédérale sera annoncée prochainement. (Photo: Graham Hughes pour La Presse canadienne)

Le secteur aérospatial québécois a une recette afin de traverser les sévères turbulences provoquées par la pandémie de la COVID-19, mais il manque toujours l’un des ingrédients: un coup de pouce financier d’Ottawa.

Et si la ministre fédérale du Développement économique Mélanie Joly a dit, lundi, vouloir préserver «l’attractivité» de cette industrie, il est difficile de savoir si une aide sectorielle — ce que réclament de nombreux intervenants — sera annoncée prochainement.

Interrogée dans le cadre du dévoilement d’un plan d’action pour épauler les secteurs de l’aérospatiale et du secteur aérien, préparé conjointement par Aéro Montréal et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), la ministre a souligné les difficultés, sans toutefois s’avancer sur un échéancier. Des voix se sont élevées afin que le Canada imite des pays comme la France, le Royaume-Uni ainsi que l’Allemagne en déployant diverses mesures sectorielles.

Depuis le début de la crise sanitaire, quelque 4300 emplois se sont envolés dans l’industrie aéronautique québécoise alors que le couperet est tombé chez de nombreuses entreprises, comme Bombardier, Pratt & Whitney Canada (P&WC) et Airbus Canada.

S’il présente de nombreuses pistes de solution, le document préparé par Aéro Montréal et la CCMM souligne d’emblée qu’une «intervention robuste et rapide est réclamée», non seulement pour les entreprises manufacturières, mais les transporteurs aériens et les aéroports.

Afin d’aider le Québec à conserver sa troisième place à l’international dans l’aérospatiale, le rapport suggère d’investir dans des projets de recherche et développement, notamment pour un avion «vert», soutenir financièrement les compagnies, soutenir le développement du secteur de la défense et reprendre, de manière «sécuritaire» les vols intérieurs et internationaux.

La présidente-directrice générale d’Aéro Montréal, Suzanne Benoît, a souligné que l’industrie avait un effort à faire afin de changer les perceptions du public à l’égard des aides financières octroyées à l’industrie aérospatiale, qui ont souvent été critiquées dans le passé.

Avant la pandémie, le secteur comptait quelque 43 400 emplois. Celui-ci a généré des recettes de 18 milliards $ l’an dernier, en hausse de 16 %.

 

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