Frontière : Washington demeure inflexible

Publié le 26/03/2009 à 00:00

Frontière : Washington demeure inflexible

Publié le 26/03/2009 à 00:00

Par La Presse Canadienne
Lors d'un symposium tenu mercredi au Brookings Institution, à Washington, la nouvelle responsable de la Sécurité intérieure des Etats-Unis, Janet Napolitano, a jeté une douche d'eau froide sur les espoirs canadiens de tels assouplissements avec l'arrivée au pouvoir du président Barack Obama.

Elle a invité tant les Américains que les Canadiens à accepter que c'est bel et bien une frontière qui sépare les deux pays et à écarter leur mentalité de libre circulation.

Dès le 1er juin prochain, un passeport ou un document équivalent sera requis pour entrer aux Etats-Unis par voie terrestre.

La congressiste Louise Slaughter, qui représente une région comptant les postes frontaliers dans le nord-ouest de l'Etat de New York, s'attend à du chaos au frontières à partir de cette date.

Au Canada, l'industrie touristique craint d'importants déclins d'achalandage car à peine un Américain sur quatre possède un passeport. Quant aux permis de conduire spéciaux, comme le "plus" offert depuis quelques jours au Québec, ils coûtent plus cher et il faut souvent plus de temps qu'unn passeport pour les obtenir.

Les commerçants sont également inquiets. Les délais aux frontières sont mauvais pour leurs affaires, d'autant plus que depuis les attentats terroristes de septembre 2001, aux Etats-Unis, les contrôles aux postes frontaliers sont plus nombreux pour les camionneurs.

La congressiste Slaughter entend soumettre un projet de loi pour repousser d'au moins un an l'obligation de produire un passeport. Janet Napolitano réplique que cette initiative enverrait un mauvais message, celui que les deux pays ne sont pas sérieux dans leurs intentions.

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