Trois jeunes québécoises parmi les géants de l'industrie du drone

Publié le 14/06/2017 à 14:53, mis à jour le 21/06/2017 à 16:53

Trois jeunes québécoises parmi les géants de l'industrie du drone

Publié le 14/06/2017 à 14:53, mis à jour le 21/06/2017 à 16:53

Par Martin Jolicoeur

Le LX 300 de Laflamme Aéro attirerait déjà de l'intérêt de l'industrie. (Photo: Laflamme Aéro)

En marge des activités menées par des grandes entreprises aéronautiques de la région de Montréal, on assiste -ici et là- à la naissance de plus petits projets, souvent novateurs et menés parfois par de très jeunes pousses. Chacune à sa façon, elles tentent de se tailler une place dans l’industrie encore naissante du drone. En voici trois exemples.


ARA Robotique


Situés dans le Quartier de l’innovation, à Montréal, une dizaine de jeunes ingénieurs d’ARA Robotique développent un autopilote de calibre industriel conçu spécifiquement pour les drones de type multirotor.


Ce produit, qui permet de contrôler à distance toutes les fonctions principales de l’engin, peut être comparé à une ordinateur de bord, ou encore au cœur du contrôle de l’appareil, explique son président et cofondateur, Pascal Chiva-Bernard.


Par ses travaux, ARA Robotique cherche à surpasser les standards actuels en augmentant le niveau de sécurité et de précision des drones, permettant ainsi aux opérateurs de se concentrer davantage sur la collecte de données. En parallèle, ARA offre des solutions clé-en-main à des clients qui désirent adapter leurs drones à leurs besoins spécifiques.


Consultez la manchette du Journal Les Affaires du 17 juin: Drones, ils arrivent


Enfin, l’air de rien, la jeune entreprise de Montréal aurait déjà réussi à poser un orteil en Europe. En collaboration avec M3 Systems, ARA travaille à des projets de développement technologique dans le cadre d’un programme avec l’Agence spatiale européenne.


 


Laflamme Aéro


Sans avoir fait encore trop de bruit, Laflamme Aéro a depuis longtemps dépassé le stade de la jeune pousse. À tel point que le mois dernier, l’entreprise de Saint-Joseph-de-Coleraine dans la région de Thetford, s’est déplacée à Dallas, aux États-Unis, pour présenter à toute l’industrie le drone de grande dimension qu’elle s’apprête à commercialiser.


Résultat d’un projet de 2,3M$, financé en partie par le Consortium en aérospatiale pour la recherche et l'innovation au Canada (CARIC), le LX300 est un hélicoptère sans pilote de 300 kg, capable de transporter des charges de 90 kilos et offrant une autonomie de vol pouvant aller jusqu’à huit heures.


Il pourrait s’avérer utile lors d’opérations de cartographie en basse altitude, d’inspection des glaces, de surveillance armée ou policière et en agriculture de précision, notamment pour l’épandage de produits. Et déjà, l’intérêt de clients serait au rendez-vous.


Son président, Enrick Laflamme, est confiant d’avoir développé le meilleur produit qui soit dans son marché. Plus performant que la concurrence à de multiples niveaux techniques, il se détaillerait en plus à 30% moins cher que la concurrence.


Laflamme Aéro effectuera ses tests au cours de l’été en vue d’un début de commercialisation et de production en 2018. Si tout se déroule comme espéré, l’entreprise envisage déjà la construction d’une usine et la création d’une cinquantaine de nouveaux emplois dans la région.


 


SlidX


La startup montréalaise n’a pas encore vendu un produit. Mais cela ne devrait pas tarder si l’on en croit son jeune cofondateur et président de SlidX, Gary Chorostecki.


Après voir investi quelque 180 000$ dans l’aventure, l’entreprise a mis au point un drone à décollage et atterrissage vertical pouvant transporter du matériel médical, ou encore de la nourriture, sur des lieux difficilement accessibles autrement. On pense aux zones sinistrés, par exemple.


Pour ce faire, l’entreprise s’est adjoint la collaboration d’entreprises d’ici comme Lézard 3D, ou encore Techniprodec, de Rivière des-Prairires, spécialisé depuis 40 ans dans l’assemblage et la fabrication de structures complexes pour l’industrie aéronautique.


«Tout est encore embryonnaire. C’est vrai. Mais avec l’apparition de nouvelles normes de qualité et de traçabilité, nous croyons que naîtra un marché dont il nous sera possible de tirer profit», dit Sébastien Farkas, président de Techniprodec.


Depuis deux mois, SlidX travaille à répondre à des appels de proposition aux Etats-Unis, en Corée, en Japon et en Afrique du Sud notamment. Et en attendant sa première commande, SlidX prépare une traversée de l’Atlantique à l’aide d’un drone alimenté par des panneaux solaires. À suivre.


 


image

Objectif Nord

Mardi 26 septembre


image

Contrats publics

Mercredi 11 octobre


image

Gestion du changement

Mercredi 18 octobre


image

Croissance PME

Mercredi 25 octobre


image

Marketing B2B

Mardi 21 novembre


image

Acceptabilité sociale

Mercredi 29 novembre


image

Communication interne

Mardi 05 décembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 06 décembre


image

Sommet sur l'énergie

Mardi 23 janvier


image

E-Commerce

Mardi 30 janvier

Sur le même sujet

Après le drone jouet, le drone professionnel arrive

04/08/2017 | Martin Jolicoeur

À cheval entre l’engin de surveillance et l’objet de loisir, le drone a un grand avenir chez les pros.

L'avion pour relier et développer nos régions

30/07/2017 | Jean-François Venne

Pas simple, le transport aérien en région dans un espace aussi vaste et peu habité que le Québec. Et pourtant essentiel.

À la une

«Nous avons la flexibilité pour réagir plus rapidement aux low-cost», estime Air Canada

Après une transformation majeure, Air Canada croit être mieux armée qu'avantpour faire face à la concurrence à bas prix.

Harfang et Infirmia: vers une nouvelle culture des soins infirmiers

16:26 | Carine Elkouby

PME DE LA SEMAINE. Ces deux entreprises proposent un modèle encore unique au Québec.

«Trump ne comprend pas comment l’économie fonctionne»

15:24 | Matthieu Charest

Un haut placé de la banque de développement du Mexique craint la renégociation de l’ALÉNA et l’attitude de Donald Trump.