Bombardier veut réinvestir dans ses CRJ et Q400

Publié le 15/02/2018 à 15:57

Bombardier veut réinvestir dans ses CRJ et Q400

Publié le 15/02/2018 à 15:57

Après une décennie d’investissements dans le développement de sa nouvelle gamme d’avions CSeries, Bombardier entend se remettre à investir dans ses avions commerciaux, de modèles CRJ et Q400.

C’est ce que le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, a laissé entendre ce jeudi, en marge de la présentation des résultats financiers du quatrième trimestre de son exercice 2017.

«Pendant longtemps, notre attention était concentrée sur le CSeries. Maintenant que nous sommes à compléter notre partenariat avec Airbus, nous pouvons nous permettre de penser à nos autres plateformes »,  a déclaré M. Bellemare en réponse à une question d’analyste.

Au cours des dernières années, le segment des avions régionaux de Bombardier a souffert d’un désinvestissement progressif au profit du programme CSeries. Au même moment, la société brésilienne Embraer a intensifié sa présence dans le marché des avions régionaux, amplifiant ce faisant l’effritement du carnet de commandes de l’avionneur québécois.

Aujourd’hui libérée du programme CSeries, cédé depuis à l’européenne Airbus, Bombardier se dit prête à reprendre les investissements en recherche et le développement (R&D) en vu d’améliorer ses gammes d’avions CRJ et Q400. Ces avions régionaux ont, pendant longtemps, été ni plus ni moins que le pain et le beurre de Bombardier.

«L’an dernier, a expliqué M. Bellemare, nous somme parvenus à rebâtir le carnet de commandes des deux modèles. En outre, nous avons enregistré en 2017 notre plus importante commande de Q400 de tous les temps. Et maintenant, nous passons plus de temps sur le CRJ

Au cours des derniers mois, Bombardier a effectivement mis au point une nouvelle configuration pour ses cabines, offrant notamment plus d’espaces pours les jambes que pour les bagages. «Nous avons d’ailleurs commencé à présenter ces changements à nos clients. Et au fur et à mesure, nous verrons ce que nous pourrons faire de plus dans l’avenir», a déclaré le président, sans préciser les sommes qu’il entendait y investir.

CRJ en baisse

Au cours de son dernier exercice 2017, Bombardier a livré un total de 26 CRJ. Ce niveau est conforme aux prévisions de l’entreprise, mais bien inférieur à sa performance de l’année précédente. Au cours de son exercice 2016, Bombardier en avait livré un total de 46.

Pour l’année 2018, Bombardier ne s’attend pas encore à une amélioration marquée de la cadence de production. Le volume de livraison demeurera bas, marqué surtout par les besoins de CityJet, pour un total de 16 appareils, a indiqué John Di Bert, vice-président principal et chef de la direction financière de Bombardier.

La situation paraît moins pire pour le Q400, un avion turbopropulsé anciennement fabriqué par De Havilland et toujours assemblé en banlieue de Toronto. Bombardier a enregistré 32 livraisons en 2017 et entame 2018, fort de nouvelles commandes fermes à son carnet de 42 appareils.

À quinze minutes de la clôture des marchés, le 15 février, l’action de Bombardier se négociait à 3,60$, en hausse de 9,42% par rapport à son cours de fermeture de la veille. Au plus fort de la journée, son titre a atteint un sommet de 3,69$ à la Bourse de Toronto.

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