Auto électrique : Béchard voit grand

Publié le 09/06/2009 à 00:00

Auto électrique : Béchard voit grand

Publié le 09/06/2009 à 00:00

En conférence de presse à Montréal, M. Béchard a évoqué "une chaîne québécoise (...) de la production de l'énergie jusqu'à la production de l'automobile".

Le ministre était aux côtés du président-directeur général d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, pour annoncer que la société d'Etat participera, pendant trois ans, au programme nord-américain d'essai et d'évaluation du Ford Escape véhicule hybride rechargeable.

Contrairement aux voitures hybrides traditionnelles, les modèles rechargeables ont une plus grande autonomie _ jusqu'à 48 kilomètres _ en mode électrique. Selon Nancy Gioia, directrice des programmes de véhicules hybrides chez Ford, une telle autonomie suffit à 60 pour cent des trajets quotidiens en Amérique du Nord.

Claude Béchard a profité de l'occasion pour révéler que le gouvernement travaillait à un plan d'action sur le transport électrique, qui doit être dévoilé à l'automne.

Les fonctionnaires et les employés d'Hydro-Québec doivent notamment prévoir comment les véhicules hybrides rechargeables pourront être intégrés harmonieusement au réseau électrique. Il faut par exemple trouver une façon de convaincre les utilisateurs de recharger leurs véhicules hors des heures de pointe de consommation électrique, surtout l'hiver, et mettre au point un système de facturation pour l'utilisation des prises de courant situées dans les lieux publics.

Le plan d'action s'attaquera aussi à la production d'autos électriques au Québec. Magna International est actuellement à la recherche d'un endroit où construire une usine dans ce secteur et Québec aimerait attirer l'entreprise ontarienne sur son territoire. Le ministre Béchard n'a toutefois pas fait état d'un programme d'aide particulier, mardi, se contentant de citer les mesures de développement économique existantes.

Réaction
« C’est encourageant et ça va dans le bon sens », commente Pierre Lavallée, directeur général du Centre d'expérimentation des véhicules électriques du Québec (CEVEQ) depuis la création du CEVEQ.

Toutefois, indique le spécialiste, des projets « plug-in » il en existe plusieurs en Amérique du Nord. À commencer par ceux de Manitoba Hydro et BC Hydro, les équivalents manitobain et britanno-colombien d’Hydro-Québec. Admettant qu’il n’y a rien de révolutionnaire dans cette initiative, Pierre Lavallée indique qu’il s’agit là « d’un signal qu’Hydro-Québec est disposée à travailler » dans cette voie.


Pour Christian Navarre, de l'Université d'Ottawa, l’annonce s’inscrit dans la popularisation des véhicules électriques. « Jusqu’à très récemment, très peu de constructeurs s’y sont intéressés sérieusement », fait-il remarquer. « Les réglementations encadrant l’émission de CO2 sont plus contraignantes qu’auparavant et le prix de l’essence augmente », seraient autant de raison qui explique que chaque constructeur développe désormais cette filière.

Le Canada en retard
L’investissement du Québec et du Canada reste toutefois marginal si on le compare à notre voisin du sud, qui mise énormément sur l’avenue des véhicules électriques.

En effet, l’administration Obama a annoncé, à la fin mars, l’investissement de 2,4 milliards de dollars pour supporter le développement de ce type de véhicules. Sur cette somme, 1,5 milliard ira à la production de batteries. Ce n’est pas tout. Les acheteurs de voitures électriques bénéficieront d’un crédit de 7500 dollars. L’objectif de Barack Obama est clair : un million de voitures électriques doivent rouler sur les routes américaines d’ici 2015.

« Il faudrait que le Canada considère sérieusement cette avenue. Il faut qu’on soit plus agressif », conclut le spécialiste.

Avec la PC

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