Des équipementiers qui brillent à l'étranger

Publié le 20/11/2010 à 00:00, mis à jour le 18/10/2013 à 09:13

Des équipementiers qui brillent à l'étranger

Publié le 20/11/2010 à 00:00, mis à jour le 18/10/2013 à 09:13

Par Pierre Théroux

Luc Paquet revient d'un voyage d'exploration en Chine. Non pas à la recherche de gisements, mais plutôt d'un nouveau marché pour ses outils et équipements diamantés de forage.

" La Chine prévoit investir 4 milliards de dollars en exploration au cours des prochaines années. Le potentiel est immense ", signale le président de Fordia, qui a notamment rencontré des dirigeants de sociétés minières et de compagnies de forage pendant son séjour, en septembre dernier.

La PME montréalaise a fait sa première incursion à l'étranger en 1993 en ouvrant un bureau au Chili, après que le pays eut annoncé des investissements en exploration minière similaires à ceux prévus en Chine. Depuis, Fordia a multiplié sa présence à l'étranger avec l'ouverture de 14 bureaux, ailleurs en Amérique du Sud mais aussi en Australie, en Russie, aux États-Unis, au Japon et en Finlande. L'entreprise, devenue le troisième plus important fabricant d'outils diamantés du monde, cible désormais la Chine, mais également d'autres pays à fort potentiel minier en Afrique et en Amérique du Sud.

" On a d'abord fait notre chemin en accompagnant nos clients canadiens à l'étranger. Aujourd'hui, on est capable de voler de nos propres ailes et la planète est notre terrain de jeu ", dit M. Paquet.

Expertise internationale

Fordia n'est pas le seul fournisseur de produits ou services reliés à l'industrie minière qui rayonne à l'étranger. Les exportations québécoises d'équipements liés à l'extraction minière ou à l'exploitation gazière et pétrolière ont d'ailleurs connu une forte croissance au cours des dernières années. " L'expertise d'un grand nombre d'entreprises d'ici est reconnue partout dans le monde ", souligne Jean-Pierre Thomassin, directeur général de l'Association de l'exploration minière du Québec.

Il y a un an, Rocmec attirait l'attention de Newmont, l'une des plus grandes compagnies aurifères du monde. La petite PME de Vaudreuil-Dorion était invitée à démontrer son procédé exclusif d'extraction par fragmentation thermique sur un site minier souterrain de Newmont, au Nevada.

Rocmec a mis au point une méthode d'exploitation minière innovatrice. Ses éclateurs thermiques, appelés dragons, permettent de fragmenter la pierre en petits éclats grâce à un chalumeau qui propulse un jet d'eau et d'air sous pression, à 1 800 degrés Celsius.

" Avec la fragmentation thermique, on ne fait éclater que le roc qui contient du minerai. Cela produit cinq fois moins de résidus ", explique-t-il, en précisant que ce procédé permet de réduire les coûts d'exploitation.

" Les grandes compagnies minières s'intéressent de plus en plus à notre technologie ", mentionne le président de Rocmec, qui a déposé des brevets dans une dizaine de pays.

Rocmec a également conclu des ententes avec la société mexicaine Fresnillo, le plus grand producteur d'argent du monde et le deuxième producteur aurifère du Mexique, pour effectuer des travaux d'extraction de minerai par fragmentation thermique à sa mine La Cienega.

Des produits innovants

L'innovation est au coeur du succès des entreprises minières québécoises à l'étranger. " Le nerf de la guerre, c'est la technologie. Il faut des produits novateurs pour se distinguer ", dit Luc Paquet.

Fordia, dont 55 % des revenus proviennent de l'étranger, investit massivement dans la R-D pour produire des outils diamantés à la fine pointe de la technologie et pouvant être utilisés sur tous les types de terrains.

" Même pendant la crise, nous avons continué à investir pour développer des produits et de nouveaux marchés ", souligne M. Paquet.

200 M$

Exportations, en millions de dollars, des équipementiers miniers en 2008. Les exportations, qui vont des foreuses aux systèmes de ventilation, en passant par des logiciels de géomatique ou des usines démontables de concassage, s'élevaient à 65 M$ huit ans auparavant.

pierre.theroux@transcontinental.ca


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