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Troisième lien: le courage de changer de cap

Le courrier des lecteurs|Mis à jour le 11 avril 2024

Troisième lien: le courage de changer de cap

«Ce qui aiderait réellement le secteur du camionnage et par ricochet, bien des entreprises, c’est de diminuer la pression sur le pont Pierre-Laporte et de continuer à réduire les déplacements en auto solo.» (Photo: 123RF)

Par Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec (CPQ)

 

COURRIER DES LECTEURS. Depuis des décennies, le projet de troisième lien faisait débat dans la population. Arrivée au pouvoir, la Coalition avenir Québec en a fait son fer de lance. Après plusieurs propositions, va-et-vient et questionnements, le gouvernement en fera finalement un projet de transport collectif à 100%. Un revirement audacieux et réfléchi, mais surtout, responsable.

Le bon message est envoyé pour la mobilité en offrant des alternatives de transport aux citoyens. L’annonce de la ministre Guilbault vient aussi renforcer l’attraction de la Capitale-Nationale qui doit elle aussi trouver des solutions à la pénurie de main-d’œuvre. Avec ce nouvel axe, la mobilité des travailleurs n’en sera qu’améliorée.

Lire aussi: Que deviendra le troisième lien entre Québec et Lévis?

La communauté d’affaires n’était pas non plus complètement satisfaite du projet. C’est que pour le transport des marchandises, un tunnel, quelle qu’en soit sa forme, n’était pas le meilleur scénario à envisager. Les poids lourds n’auraient pas pu utiliser cette voie de passage parce que, de temps à autre, ils ont à transporter avec eux des matières dangereuses. Cela pose des enjeux de sécurité. Bref, avec ou sans troisième lien, le dilemme restait le même: seul le pont Pierre-Laporte leur était permis à Québec.

Ce qui aiderait réellement le secteur du camionnage et par ricochet, bien des entreprises, c’est de diminuer la pression sur le pont Pierre-Laporte et de continuer à réduire les déplacements en auto solo.

Maintenant que la construction d’un troisième lien entièrement dédié au transport en commun est confirmée et renforcera du même souffle la pertinence du projet de tramway de Québec, il faut s’attaquer au déficit d’investissements dans nos infrastructures.

 

L’entretien des infrastructures de transport, l’autre chantier

Ce qui a été relativement évacué du débat jusqu’à maintenant, c’est l’importance de prendre soin de nos routes et de nos ponts. Ne cherchez pas plus loin, vous n’avez qu’à constater la dégradation accélérée du pont de l’Île-aux-Tourtes, du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et du pont de Québec.

D’ailleurs, celui-ci est continuellement en train de subir des travaux pour allonger sa durée de vie. C’est une infrastructure névralgique alors que, chaque jour, environ 33 000 véhicules l’empruntent pour traverser le fleuve Saint-Laurent.

Le pont Pierre-Laporte, lui, connaît à peu près une situation similaire. Les réparations sont devenues coutume et les perturbations à la circulation causent de nombreux tracas aux automobilistes et aux camionneurs.

Le gouvernement a tout un défi devant lui: continuer de développer des projets modernes de transport pour répondre aux besoins de notre époque tout en assurant l’entretien du réseau routier existant.