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Trois trucs pour des milieux de travail adaptés aux retraités

Catherine Charron|Mis à jour le 26 avril 2024

Trois trucs pour des milieux de travail adaptés aux retraités

Plusieurs embuches persistent, et ce, dès les entretiens d’embauche. (Photo: 123RF)

RHéveil-matin est une rubrique quotidienne où l’on présente aux gestionnaires et à leurs employés des solutions inspirantes pour bien commencer leur journée. En sirotant votre breuvage préféré, découvrez des astuces inédites pour rendre vos 9@5 productifs et stimulants.


RHÉVEIL-MATIN. Pour pallier les conséquences de l’inflation sur leur finance, ou encore répondre à l’appel des entreprises en manque d’employés, un nombre grandissant de retraités aspirent à remettre les pieds sur le marché du travail.

Devant un tel engouement, la firme GIT Services-conseils en emploi, qui peaufine depuis 2006 ses compétences pour faciliter la conciliation retraite-travail, lance sa première semaine de formations afin de répondre aux questions qui surviennent invariablement lors de cette transition.

Du 21 au 24 novembre, dans ses bureaux de Québec, ils apprendront notamment à adapter leur CV, et connaîtront les conséquences fiscales de leur retour au boulot.

«On souhaite mobiliser davantage de personnes et offrir un plus grand bassin de main-d’œuvre aux employeurs de la région, et les raccompagner sur le marché du travail», explique d’entrée de jeu sa directrice générale, Karine Roussy.

Or, malgré les appels à l’aide répétés du monde des affaires, elle observe que plusieurs embuches persistent, et ce, dès les entretiens d’embauche.

«Souvent, on va leur demander quels sont leurs objectifs à moyen terme, ou de carrière. Ils ne sont plus là, mais ils peuvent tout de même donner deux, trois, quatre ou cinq ans à l’entreprise. Il faut les placer sur la bonne chaise, pour qu’ils soient une plus-value, et non pas que l’employeur se fasse de fausses attentes».

De plus, les préjugés sur leur état de santé ou leurs compétences peuvent miner à la confiance que leur accordent leurs collègues, remarque la directrice générale de la firme de Québec. C’est pourquoi elle estime que le candidat et l’organisation doivent rapidement se pencher sur ses attentes à l’égard du salaire et des conditions, ses besoins, et le genre de travail qu’il veut et qu’il peut accomplir afin d’éviter toute ambiguïté.

Karine Roussy recommande aussi d’offrir une formation adéquate à l’emploi pour lequel la personne retraitée et expérimentée applique, pour bien planifier son accueil et son intégration – comme pour n’importe quelles recrues d’ailleurs.

«Une infirmière qui a travaillé toute sa vie dans le domaine ne saura pas comment faire de la caisse si elle postule dans un Jean Coutu. […] Ce sont de nouveaux employés comme tous les autres au niveau de la tâche, mais qui viennent avec toute une expérience de vie et un bagage.»

Elle met toutefois en garde les patrons qui pourraient tenter de profiter de la loyauté et de la disponibilité de leurs travailleurs plus âgés et espérer qu’ils fassent preuve de flexibilité «à outrance» pour les dépanner quand des collègues s’absentent.

«On les embauche pour deux jours par semaine, mais rapidement on leur demande d’en faire plus, a-t-elle observé. On abuse de ces gens pour qui la valeur du travail est souvent très forte. Or, ça les démotive, car ils ont aussi des engagements et des obligations. Ils ne veulent pas tirer un trait sur les avantages de leur retraite.»

Le non-respect de l’entente de départ a d’ailleurs été un problème rencontré par plusieurs de ses clients, qui ont fini par quitter l’entreprise qui n’écoutait pas leurs doléances.

Ce n’est toutefois pas la norme: «Les histoires à succès sont très nombreuses, et démontrent que c’est un maillage qui peut être intéressant pour les deux parties», assure Karine Roussy.

 

 

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