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Pas d’injonction pour l’isolement à l’hôtel

La Presse Canadienne|Mis à jour le 26 avril 2024

Pas d’injonction pour l’isolement à l’hôtel

(Photo: Ryan Remiorz pour La Presse canadienne)Le risque que ces voyageurs amènent au pays des variants justifie que ces mesures soient maintenues.

La Cour fédérale a refusé d’accorder une injonction provisoire en attendant d’entendre sur le fond la contestation de la « quarantaine » obligatoire à l’hôtel décrétée par Ottawa. 

Le juge William Pentney explique dans sa décision écrite que cet isolement de trois jours dans un hôtel désigné par le gouvernement fédéral ne met pas la sécurité de ces voyageurs canadiens en danger — et donc qu’une injonction provisoire n’est pas nécessaire. 

Ce séjour à l’hôtel, qui fait partie d’une quarantaine de deux semaines pour les voyageurs de retour de l’étranger, est entré en vigueur le 22 février; les mesures fédérales avaient été annoncées le mois précédent.

Les nouvelles mesures ont été accueillies de diverses façons de la part de députés de l’opposition, de groupes de défense des libertés civiles et d’experts de la santé publique. Certains estimaient que ces mesures arrivaient trop tard, d’autres qu’elles empiétaient sur les libertés individuelles, et d’autres encore qu’elles n’allaient pas assez loin. 

Le juge Pentney admet que des voyageurs « peuvent être vexés et incommodés » par cet isolement obligatoire de trois jours — et la note de quelque 2000 $ qui vient avec. 

Il conclut par contre que le risque que ces voyageurs amènent au pays, involontairement, des variants du coronavirus, même après avoir été déclarés négatifs avant leur embarquement à l’étranger, signifie que les mesures devraient être maintenues jusqu’à ce que la contestation judiciaire soit entendue sur le fond.

Cette contestation, menée par un organisme de Calgary pour la défense des droits constitutionnels, devrait maintenant être plaidée en Cour fédérale pendant trois jours à compter du 1er juin.