Souffrir pour une étape du Tour de France

Publié le 20/04/2011 à 11:54, mis à jour le 03/05/2011 à 14:57

Souffrir pour une étape du Tour de France

Publié le 20/04/2011 à 11:54, mis à jour le 03/05/2011 à 14:57

Par Claudine Hébert
La passion du vélo de ce directeur d’école hyperactif s’est propagée aussi au sein de l’école primaire Aux Quatre-vents, à Sainte-Julie. Depuis deux ans, il collabore à l’implantation du programme « Mon école à pied, à vélo », un programme qui permet aux parents d’accompagner leurs enfants à l’école, à pied ou à vélo, de façon sécuritaire.


Cependant, les passions ont leurs limites. À partir du moment où il a accepté d’accompagner ses amis Hugo et Annie pour relever avec eux le défi de l’Étape du Tour, notre cycliste a vite compris qu’au-delà de sa haute stature, la gestion de son emploi du temps travail-famille serait elle aussi un obstacle de taille.


Certes, l’Étape du Tour est devenue aussi accessible que l’ascension du mont Kilimandjaro ou de celle qui mène au camp de base du mont Everest, soulèvent plusieurs cyclistes aguerris. Il n’empêche que cet événement requiert une longue préparation. « Surtout pour les types comme moi, qui veulent terminer le parcours au-dessous du temps réglementaire de 11,5 heures », dit-il.


Six mois avant l’événement, Yanick Saint-Onge s’est mis au vélo stationnaire au gym, et il a commencé à faire du spinning trois fois par semaine, à raison d’une heure et demie à deux heures par session. Dès la fonte des neiges, ces séances d’entraînement ont été ponctuées de trois ascensions du mont Royal chaque jeudi soir et de longues sorties de 150 à 200 km dans les Cantons-de-l’Est et dans le Vermont le samedi… et le dimanche. Enfin, Yanick et ses deux compagnons sont arrivés dans les Hautes-Pyrénées une semaine avant l’épreuve pour tester le parcours une première fois.


Autrement dit, cet horaire chargé, jumelé au travail quotidien, a tenu ce jeune père loin de sa petite famille de trois jeunes enfants, dont des jumeaux d’à peine 18 mois.


« Ce cycliste peut remercier son épouse de s’être occupée de la maison et des enfants », dit Louis Bertrand, analyste du Tour de France pour le Canal Évasion, lui-même grand amateur de cyclisme. Ce sport a la particularité de devenir comme une drogue, et peut rapidement mettre en péril l’équilibre familial. Ce n’est pas un sport qu’on aime un peu. On aime, ou on n’aime pas. C’est un sport tellement exigeant, qui fait tellement mal aux cuisses, aux mollets et aux abdos que ses adeptes ne peuvent que le pratiquer de façon intensive pour devenir insensible à la douleur, ajoute-t-il. Par conséquent, les sorties sur route durent rarement moins de trois heures. Le beau temps devient une obsession pour ces maniaques qui roulent, faut-il le rappeler, en amateurs. « Beaucoup de cyclistes trop épris du sport ont vu leur vie de couple éclater », dit l’analyste, qui l’a constaté au sein même de son entourage.


 


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