L’achat sur marge : bien comprendre l’effet de levier

Publié le 22/07/2013 à 15:29, mis à jour le 04/09/2013 à 15:37

L’achat sur marge : bien comprendre l’effet de levier

Publié le 22/07/2013 à 15:29, mis à jour le 04/09/2013 à 15:37

Par

L'achat sur marge permet de profiter des bonnes occasions et d'en maximiser le rendement. Mais encore faut-il bien comprendre les risques encourus.

Quand un titre parait sous-évalué par rapport à son potentiel de performance, c'est généralement un bon moment pour l'acheter. Mais plus le moment est opportun, plus il faut agir vite, car d'autres investisseurs réagissent de la même façon et font monter le titre. Il faut saisir rapidement les bonnes occasions lorsqu'elles se présentent, car elles ne durent jamais !

C'est ici que l'achat sur marge peut être une stratégie utile. Plutôt que d'investir dans la limite de nos liquidités disponibles, on peut emprunter de l'argent pour profiter pleinement de l'investissement.

La couverture minimale, une mesure de prudence

Bien sûr, le fait d'investir avec l'argent du courtier comporte un certain risque. Si les placements achetés sur marge se déprécient, l'investisseur devra rembourser son prêt initial, sans égard à la perte subie. Pour éviter des situations trop problématiques, les firmes de courtage imposent une « couverture minimale » (ou dépôt de garantie).

La règle est simple : on ne peut financer à 100 % un achat de titres avec un compte sur marge. Il faut fournir soi-même une partie des liquidités, dont la proportion varie selon la nature de l'investissement.

Par exemple, pour une action à 5 $ et plus, on devra avancer au moins 30 % du montant nécessaire à l’achat des titres, et le courtier pourra financer jusqu’à concurrence de 70 %. Pour une action à moins de 5 $ et plus de 2 $, un maximum de 50 % de la valeur marchande pourra être financé. Celles qui valent moins de 2 $ ne sont pas admissibles à un achat sur marge.

Pour les autres catégories d'actif, le montant de couverture minimale varie selon les types d'investissement, et là aussi, certains ne sont pas admissibles.

Un levier à double tranchant

En plus de donner accès rapidement à des fonds, le compte sur marge offre à l'investisseur un puissant effet de levier.

Par exemple, pour acheter 1 000 actions à 10 $, on peut débourser 3 000 $ (30 %) et obtenir les 7 000 $ (70 %) restants sur la marge. Si l'action monte à 14 $, on aura gagné 4 000 $ avec seulement 3 000 $ d'investissement personnel, soit un rendement de 133 %. Si tout l'argent avait été puisé dans le compte courant, le rendement n'aurait été que de 40 %. Une belle différence !

Le problème de l'effet de levier, c'est qu'il fonctionne dans les deux sens. Pour reprendre l'exemple précédent, si les actions achetées 10 $ chutent à 8 $, l'investisseur n'aura plus que 1 000 $ après avoir remboursé les 7 000 $ prêtés par son courtier. C'est une perte de 67 % alors que les actions n'ont baissé que de 20 %. Tout comme les hausses, les baisses sont donc amplifiées.

On le comprend, l'achat sur marge ne convient pas à tous. Avant de s'y essayer, les investisseurs doivent vérifier s'il répond aux objectifs de leur portefeuille, et surtout, ils doivent bien comprendre son fonctionnement et assumer leur prise de risque.

 

Banque Nationale Courtage direct est une marque de commerce utilisée par Courtage direct Banque Nationale, filiale en propriété exclusive de la Banque Nationale du Canada. Banque Nationale Courtage direct ne donne aucun conseil et ne formule aucune recommandation en matière de placement. Le client est seul responsable des conséquences financières de ses décisions de placement. Banque Nationale Courtage direct est membre du Fonds canadien de protection des épargnants.


image

Expérience citoyen

Mercredi 26 août


image

Gestion de l'innovation 2020

Mercredi 09 septembre


image

Expérience client

Mercredi 16 septembre


image

Gestion agile

Mercredi 07 octobre

À la une

Le Québec brille à l'international dans les poudres métalliques

Édition du 17 Juin 2020 | Kévin Deniau

MATÉRIAUX AVANCÉS. En matière de fabrication additive, l'un des points forts du Québec les plus souvent évoqués est...

La COVID-19 a stimulé la demande de fabrication additive

Édition du 17 Juin 2020 | Kévin Deniau

MATÉRIAUX AVANCÉS. C'est l'une des belles histoires positives qui apportent un peu de contraste à cette sombre crise.

Le grand défi de l'adoption de la fabrication additive

Édition du 17 Juin 2020 | Kévin Deniau

MATÉRIAUX AVANCÉS. Avec 35 % des ventes mondiales, les États-Unis représentent le premier marché pour la fabrication...