Un projet en formule tout compris pour attirer la relève agricole

Publié le 24/09/2011 à 00:00, mis à jour le 22/09/2011 à 14:37

Un projet en formule tout compris pour attirer la relève agricole

Publié le 24/09/2011 à 00:00, mis à jour le 22/09/2011 à 14:37

Par Aude Marie Marcoux

Native de l'Outaouais, Marianne Desjardins Roy, fondatrice de l'herboristerie La Fée des bois, rêvait de se lancer en agriculture en région. C'est en participant à la Virée agro en Outaouais, en septembre 2010, que la jeune femme, installée à Montréal depuis 10 ans, découvre la plateforme agricole bio de L'Ange-Gardien.

Cette fin de semaine "grande séduction", organisée par la SADC de Papineau pour faire découvrir à la jeune relève agricole les perspectives d'avenir du secteur agroalimentaire du territoire, l'a convaincue : dès l'été suivant, elle entamait sa production de plantes médicinales et de produits thérapeutiques sur l'emplacement.

Formule tout compris

Marianne Desjardins Roy fait partie des huit agriculteurs en herbe qui se sont lancés sur cette plateforme agricole. Ils y louent des terres certifiées bio et partagent les équipements selon la formule du tout compris : une serre chauffée, des tunnels, un système central d'irrigation, une chambre froide, une aire de conditionnement des légumes et de la machinerie de location.

Cette initiative, lancée en 2009 par le Centre de recherche et de développement technologique agricole de l'Outaouais (CREDETAO) vise à susciter l'émergence d'une relève agricole dans la région.

Démarrer sur des bases solides

"C'est une façon d'aider les jeunes à s'établir en agriculture en Outaouais, une région dotée d'un grand potentiel agricole", explique Judith Weisser, chargée de projet pour l'organisme.

De la première à la troisième année, les frais de participation au projet comprennent des frais d'adhésion de 400 $ par an. La location des terres coûte 120 $ l'acre. Ces frais augmentent à la quatrième et à la cinquième année de participation.

"Les membres peuvent rester un maximum de cinq ans sur le site de la plateforme. On considère que, durant cette période, ils ont eu le temps de se constituer une clientèle, de s'établir un historique financier et d'acquérir assez de solidité pour pouvoir voler de leurs propres ailes", souligne Mme Weisser.

Le projet bénéficie du soutien de plusieurs bailleurs de fonds, dont la municipalité de L'Ange-Gardien, la MRC et le Centre local de développement (CLD) des Collines-de-l'Outaouais.

Quatre agriculteurs en herbe se sont joints à l'initiative lors de la première année, en 2010, suivie de quatre autres en 2011.

Rareté de petites fermes

"Ce n'est pas facile d'acheter une terre ! Et ce n'est pas seulement une question financière. Il n'y a pas beaucoup de petites fermes avec un nombre d'acres raisonnable pour quelqu'un qui veut s'adonner à l'agriculture plus restreinte", dit Marianne Desjardins Roy. Elle loue un acre sur la plateforme, dont elle n'occupe pour l'instant que la moitié.

La formule vise à aider des gens qui ne sont pas nécessairement issus du milieu agricole à se lancer en agriculture.

"Pour emprunter à la banque, il faut avoir un plan d'affaires et être capable de donner nos chiffres des trois dernières années. Mais si on n'a pas été capable de pratiquer l'agriculture parce qu'on n'avait pas de terre, on n'a pas de chiffres : c'est un cercle vicieux", note la jeune agricultrice, qui compte sur la plateforme pour faire pousser ses plantes vivaces... et son entreprise.

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