Non à la fermeture de la laiterie régionale

Publié le 10/02/2011 à 00:00, mis à jour le 14/02/2011 à 14:24

Non à la fermeture de la laiterie régionale

Publié le 10/02/2011 à 00:00, mis à jour le 14/02/2011 à 14:24

Par Pierre Théroux

Georges Émond, Laiterie de l'Outaouais [Photo : Sébastien Lavallée]

Victoire ! La Laiterie de l'Outaouais produira ses premiers litres de lait en mai 2010 dans une usine flambant neuve de 3 millions de dollars.

La relance des activités de cette entreprise est une source de fierté pour ses dirigeants et pour une partie de la population régionale. " C'est beaucoup plus qu'un projet économique, c'est aussi très symbolique et rassembleur ", dit Maxime Pedneaud-Jobin, président de la coopérative des consommateurs de la Laiterie de l'Outaouais et conseiller municipal du secteur Buckingham, à Gatineau.

À l'automne 2006, la coopérative Nutrinor créait une onde de choc dans la région en annonçant la fermeture de Laiterie Château, une entreprise de Buckingham vieille de plus de 60 ans.

Une fois le projet de relance mis en branle, une campagne pour trouver les fonds nécessaires pour la construction d'une usine a été organisée par la Chambre de commerce de Gatineau.

L'objectif du comité de relance, qui visait à solliciter un engagement d'achat annuel de 200 000 litres de lait en deux semaines, a été atteint en 48 heures. Les promesses d'achat s'élèvent à 1,43 million de litres de lait. " L'appui des consommateurs était essentiel à la relance. La réponse a été concluante ", dit Patrick Duguay, directeur de la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides.

Cette mobilisation a même donné naissance à une coopérative de consommateurs qui regroupe près de 700 membres qui ont acheté une part de 200 $ pour devenir actionnaire de la laiterie.

Des anciens employés de la laiterie Château ont aussi contribué financièrement en formant une coopérative de travailleurs-actionnaires.

Une autre bataille à mener

La Laiterie de l'Outaouais s'apprête à livrer une autre bataille : faire sa place dans un marché dominé par des géants comme Parmalat ou Agropur, la plus importante coopérative laitière du pays.

" On ne voit pas ça comme une bataille. La Laiterie mettra en marché des produits de qualité, et le consommateur fera son choix ", dit Georges Émond, pdg de la Laiterie de l'Outaouais.

L'entreprise, qui compte fabriquer un jour des yogourts et des fromages, pourra aussi jouer la carte régionale. " C'est du lait de chez nous qui sera transformé chez nous ", dit M. Émond.

Depuis la fermeture de Laiterie Château, le lait des producteurs de l'Outaouais passe d'abord par Montréal avant de revenir dans la région. " La Laiterie permettra de limiter le transport et de réduire les impacts sur l'environnement ", souligne Patrick Duguay.

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