Un nouvel envol pour l'économie régionale

Publié le 27/08/2011 à 00:00, mis à jour le 08/09/2011 à 16:11

Un nouvel envol pour l'économie régionale

Publié le 27/08/2011 à 00:00, mis à jour le 08/09/2011 à 16:11

L'aéronautique pourrait suppléer les industries du bois et du papier, en perte de vitesse, espère-t-on dans le milieu du développement économique en Mauricie.

L'entreprise Premier Aviation estime qu'elle pourra embaucher plus de 200 employés supplémentaires d'ici 2013 à la suite de l'agrandissement de ses installations à l'aéroport de Trois-Rivières.

"C'est presque l'équivalent d'une machine à papier !" s'exclame Pierre Lacoursière, directeur du bureau de la Mauricie à l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec.

Secteurs en décroissance

Les secteurs du papier et du bois - un emploi sur trois en Mauricie - sont en décroissance.

"Smurfit-Stone est passée près de la faillite, mais l'usine de La Tuque a tenu bon. Et la scierie de Parent a redémarré. Par contre, la réduction prochaine des effectifs chez Kruger montre bien où se situe notre vulnérabilité", signale Christian Savard, directeur général de la Conférence régionale des élus de la Mauricie.

De fait, les deux usines de Kruger à Trois-Rivières n'emploieront cet automne qu'environ 600 personnes, alors qu'elles en ont déjà compté plus de 1 400.

Comme l'illustrent les prochaines embauches prévues chez Premier Aviation et Delastek à Shawinigan, qui veut aussi accroître ses effectifs, l'aéronautique commence à répondre aux défis de la diversification.

"Avec 23 entreprises et 600 emplois directs, c'est le secteur en émergence par excellence en Mauricie", dit François Fex, adjoint exécutif à la direction régionale de la Mauricie au ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE).

Une concurrence impitoyable

En 2010, Premier Aviation devait prendre de l'expansion. La compagnie aurait pu quitter la région, car elle recevait des offres très alléchantes des États-Unis et du Canada. "La ville ontarienne de Windsor lui a offert un hangar tout neuf pour un loyer symbolique de 1 $ par année. Il nous fallait réagir : la pression était incroyable", raconte Yves Marchand, directeur général d'Innovation et Développement économique Trois-Rivières, l'organisme qui gère l'Aéroport.

Les gouvernements du Canada et du Québec ont décidé de verser à l'entreprise des subventions totalisant 9 millions de dollars et couvrant 60 % des coûts de construction d'un hangar de 60 000 pieds carrés ainsi que de nouveaux espaces de bureau et de services. "Ces subventions étaient nécessaires mais insuffisantes. Nos installations de haut niveau ont fait la différence", ajoute M. Marchand.

"Avec 23 entreprises et 600 emplois directs, l'aéronautique est le secteur en émergence par excellence en Mauricie."

- François Fex, du MDEIE

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