La croissance passera par l'énergie

Publié le 03/04/2010 à 00:00

La croissance passera par l'énergie

Publié le 03/04/2010 à 00:00

Par Pierre Théroux

La tour de la Cité de l'énergie, tel un symbole qui relie le passé à l'avenir, se dresse dans le ciel de la Mauricie. Elle surplombe la rivière Saint-Maurice où canots, kayaks et bateaux de croisière ont aujourd'hui remplacé les billes de bois.


La région fait un retour aux sources. Tributaire d'industries lourdes et traditionnelles - qu'on pense aux papetières Abitibi-Consolidated et Kruger, ou aux sociétés métallurgiques Alcan et Raycan - la région emprunte désormais le chemin de la (re)conversion économique en misant... sur l'énergie !


" La Mauricie est née de l'énergie et renaîtra de l'énergie ", dit Yvon Brousseau, pdg du Centre d'excellence en efficacité énergétique (C3E), qui fait ainsi écho au leitmotiv qui anime les entrepreneurs et intervenants économiques de la région.


Éolien et hydrogène


L'économie de Trois-Rivières est aussi propulsée par le développement des énergies vertes.


Spécialisée dans l'usinage et l'assemblage mécanique de pièces de toutes dimensions, Marmen est connue pour ses activités dans le secteur éolien.


L'entreprise trifluvienne, qui fabrique des tours d'éoliennes, " a investi des millions de dollars ces dernières années dans la construction et l'agrandissement d'usines qui ont entraîné la création de plus de 100 emplois ", souligne Yves Marchand, directeur général de l'organisme Innovation et développement économique Trois-Rivières.


La présence de l'Institut de recherche sur l'hydrogène de l'Université du Québec à Trois-Rivières permet aussi à la région d'être un acteur important dans les activités liées au stockage et au transport de ce gaz vu par plusieurs comme le carburant de l'avenir.


Contribution de centres de recherche


D'autres centres de recherche de la région sont aussi appelés à soutenir le démarrage ou le développement d'entreprises dans le secteur des nouvelles technologies énergétiques et environnementales.


Le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE), affilié au Cégep de Shawinigan, s'intéresse par exemple aux nouvelles applications dans les domaines des bioprocédés et des technologies de séparation par membranes.


Les chercheurs du CNETE ont récemment développé un procédé de production d'un biosurfactant écologique qui pourrait se traduire par la création d'une entreprise.


Les surfactants traditionnels sont utilisés comme agents moussants dans la production des détergents et des aliments et comme agents émulsifiants dans l'industrie chimique, des cosmétiques et du textile.


La région s'appuie aussi sur la présence du Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP), qui s'affaire à développer des solutions innovantes pour aider ce secteur en difficulté. Les travaux du CIPP, orientés vers le développement de produits à valeur ajoutée et de procédés de fabrication, s'intéressent entre autres aux activités de bioraffinage forestier.

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