Croître en occupant des créneaux délaissés

Publié le 11/04/2009 à 00:00

Croître en occupant des créneaux délaissés

Publié le 11/04/2009 à 00:00

Par Carole Le Hirez

Si le café équitable est assez répandu dans les commerces de Montréal, ce n'est pas le cas sur la Rive-Sud. Le Café Sainte-Agnès, ouvert l'été dernier dans le quartier Lemoyne, à Longueuil, est la seule entreprise du secteur à se spécialiser dans les produits équitables, selon son fondateur, Stéphane Jolicoeur.

Installé dans une ancienne école primaire transformée en centre communautaire qui accueille aussi un centre de la petite enfance, de la formation pour adultes et des services de loisirs municipaux, le petit café permet d'offrir une expérience de travail à des jeunes en difficulté. " Il y avait une niche à prendre. C'est aussi l'occasion de réaliser un projet démontrant notre solidarité non seulement avec les pays du Sud, mais aussi avec des jeunes d'ici ", indique le directeur. L'entreprise a bénéficié d'une aide de près de 100 000 $ du CLD local pour le démarrage. Cette somme lui a permis de rénover ses locaux, d'acheter des équipements et de disposer d'un coussin pour les trois premiers mois. Un bon coup de pouce qui a aidé à démarrer ses activités.

Pôle en économie sociale

" L'économie sociale est constituée d'entreprises durables, qui résistent bien à la crise. Elles ont avant tout besoin de se faire connaître et de se mettre en réseau pour travailler davantage ensemble ", dit Josiane Poutré, conseillère en développement et concertation à la CRÉ de Longueuil.

En novembre dernier, la région a été la première à se doter d'un Pôle en économie sociale, lequel regroupe une vingtaine d'entreprises. Le mandat du Pôle est de promouvoir l'économie sociale et de favoriser la concertation et le partenariat entre les intervenants du secteur. En 2006, 157 entreprises oeuvrant dans ce domaine ont été recensés sur le territoire. Le soutien à l'entrepreneuriat collectif est d'ailleurs l'un des axes majeurs du plan quinquennal de développement régional 2007-2012 de la CRÉ.

Autre exemple d'entreprise qui a su trouver un créneau libre, le Service d'aide domestique de Saint-Hubert qui, depuis 2002, connaît une croissance qui ferait l'envie de plusieurs sociétés privées : 100 % par année, uniquement grâce au bouche-à-oreille ! Le nombre d'heures de services fournis double chaque année et devrait franchir le cap des 100 000 heures en 2010.

" Nous sommes rentables; notre défi consiste à trouver le personnel nécessaire pour faire face à la croissance ", déclare le directeur, Mario Pépin. L'entreprise prépare une deuxième phase d'expansion et s'apprête à déménager dans un bâtiment de 3 000 pi2 qu'elle vient d'acquérir.

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