Aide à la relève... et à la retraite

Publié le 11/04/2009 à 00:00

Aide à la relève... et à la retraite

Publié le 11/04/2009 à 00:00

Par Carole Le Hirez

Plusieurs jeunes entrepreneurs rêvent de se lancer dans les affaires. D'un autre côté, certains propriétaires approchent de l'âge de la retraite et peinent à dénicher de la relève. Alors, plutôt que de démarrer une entreprise, pourquoi ne pas envisager de reprendre le flambeau d'une entreprise en bonne santé ?

C'est ce qu'a fait Luc Charest, 34 ans, grâce au Fonds soutien relève, une aide obtenue auprès du Centre local de développement de Longueuil. Employé dans le domaine de la plomberie depuis une dizaine d'années, il rêvait d'être son propre patron. " Je voulais racheter une entreprise qui existait déjà. Je pensais qu'ainsi il serait plus facile d'atteindre un volume d'affaires élevé en peu de temps. "

En consultant des magazines spécialisés, il tombe sur Pierre Poulin, qui recherche quelqu'un pour reprendre sa compagnie de plomberie spécialisée en construction, établie à Brossard.

Le jeune entrepreneur y effectue un premier investissement de 125 000 $. Grâce au Fonds soutien relève, il recevra un coup de pouce financier supplémentaire qui lui permettra d'en acheter davantage. " Cela faisait longtemps que j'attendais une aide comme celle-là. On voit un tas de publicité sur l'aide gouvernementale, mais quand on la cherche, elle est difficile à trouver... Là, c'est du concret ", signale M. Charest.

Ce dernier est aujourd'hui propriétaire de 49 % des actions. Le fondateur compte encore rester quatre ou cinq ans dans l'entreprise, puis son successeur héritera d'une société avec laquelle il aura eu le temps de se familiariser.

Les résultats de l'alliance entre l'expérience et la jeunesse se font déjà sentir. En deux ans à peine, le chiffre d'affaires de l'entreprise a doublé et le nombre d'employés, triplé.

Soutien supplémentaire

Le Fonds a été lancé en mai 2008 grâce au soutien financier d'un groupe d'investisseurs privés et d'Investissement Québec, dans le cadre du Fonds d'intervention économique régional. Unique en son genre, ce programme dispose de 3 millions de dollars en capital de risque destiné aux jeunes entrepreneurs de la région qui souhaitent reprendre une entreprise. Ce soutien aide le repreneur jusqu'à concurrence de 250 000 $ en investissements assimilables à des prises de participation.

Il vise à soutenir un processus d'achat graduel en permettant à un acquéreur, qui a déjà pris une participation minoritaire dans une entreprise, d'accroître sa participation. On espère soutenir une dizaine de projets, indique le directeur du Fonds, Éric Drainville.

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