Le repreneur de Digico a fait ses preuves

Publié le 11/02/2011 à 00:00, mis à jour le 11/02/2011 à 09:13

Le repreneur de Digico a fait ses preuves

Publié le 11/02/2011 à 00:00, mis à jour le 11/02/2011 à 09:13

Michel S et Jacques-Étienne Côté, de Digico [Photo : Rachel Côté]

L'usine de Digico brille comme un sou neuf quand Jacques-Étienne Côté la fait visiter au journal Les Affaires. Il salue par leur prénom chacun de ses 100 employés occupés ce jour-là à fabriquer des composantes des vélos en libre-service Bixi destinés aux marchés de Melbourne, de Minneapolis et de Londres.

Plusieurs d'entre eux ont vu grandir celui qui est aujourd'hui leur patron. Digico, qui se spécialise dans la fabrication de matériel électronique, a été fondée en 1978 par son père, Michel S. Côté, un homme qui n'est pas du genre à accorder des passe-droits. Son fils a passé ses premiers emplois d'été à balayer le plancher ou à travailler à la production.

Quand est venu le moment de songer à la relève, l'entrepreneur a suivi la même ligne de conduite, se refusant à mettre automatiquement son fils aux commandes. Il a fait appel à la firme-conseil Productivité Plus pour préparer un plan de relève en bonne et due forme.

Première étape : déterminer qui, des membres de la famille et des cadres de Digico, souhaitait reprendre le flambeau. Seul Jacques-Étienne s'est manifesté.

Faire ses preuves

" J'ai passé différents tests pour savoir si j'avais les aptitudes nécessaires, raconte celui-ci. C'était oui, mais je devais acquérir une meilleure connaissance de l'entreprise et que j'étudie en administration. "

La période d'apprentissage a duré quelques années. Le jeune homme a travaillé dans tous les service de la PME, du service à la clientèle aux achats en passant par la documentation et l'estimation. Son père lui a aussi confié l'implantation d'un système informatique, histoire de le mettre à l'épreuve. Parallèlement, Jacques-Étienne a décroché un baccalauréat en administration des affaires.

Faciliter la transition

Pour permettre à son fils d'acheter l'entreprise, Michel S. Côté a effectué un gel successoral, puis a consenti un important solde de vente afin de ne pas trop endetter l'entreprise et de pouvoir continuer à investir dans la croissance.

Depuis que Jacques-Étienne est devenu président en 2009, le fondateur s'est retiré de la gestion quotidienne. Il demeure toutefois président du conseil d'administration. Père et fils mangent ensemble une fois par semaine. " Il est devenu un coach pour moi ", dit le jeune homme.

Le jeune président se donne pour objectif de doubler les ventes d'ici cinq ans. Il entend mener sa barque dans la continuité et rester fidèle à la mission de Digico, écrite en gros caractères partout sur les murs : " Être l'usine de fabrication de produits électroniques de nos clients. "

Belle prise pour le monde des affaires

Michel S. Côté a également introduit son fils au sein de son réseau d'affaires, notamment le Cercle Saint-Martin, à Laval. Jacques-Étienne a pris goût à l'engagement. Il préside aujourd'hui le Regroupement des jeunes gens d'affaires de Laval, en plus de faire partie du conseil de la troupe de théâtre Bluff. Il est aussi juge au Concours jeunesse d'art oratoire du Cercle Entreprendre, un organisme qui vise à nourrir l'esprit d'entrepreneuriat chez les jeunes. Une relève, non seulement pour Digico, mais aussi pour le monde des affaires et le milieu philanthropique lavallois.

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