La course au transport avancé

Publié le 22/10/2011 à 00:00, mis à jour le 20/10/2011 à 14:26

La course au transport avancé

Publié le 22/10/2011 à 00:00, mis à jour le 20/10/2011 à 14:26

Par Aude Marie Marcoux

Les technologies liées au transport terrestre avancé pourraient représenter la prochaine manne pour les Laurentides. Le Plan d'action 2011-2020 sur les véhicules électriques dévoilé par Québec en avril dernier est accueilli comme une occasion d'affaires par la région, qui possède d'importants atouts dans le domaine. Et elle ne veut pas manquer le train.

Ce secteur regroupe des filières économiques importantes, telles que l'automobile, les véhicules commerciaux, spéciaux et récréatifs, et le transport ferroviaire.

Des PME actives dans le secteur

Dans les Laurentides, près de 70 entreprises actives dans ce secteur emploient quelque 3 600 personnes. Parmi celles-ci, plusieurs préparent des projets innovants.

B3CG, de Saint-Eustache, travaille actuellement à un important projet de développement de technologies de gestion d'ensemble de batteries pour véhicules lourds, en partenariat avec Bathium Canada et le Centre national du transport avancé (CNTA).

Nova Bus, aussi établie à Saint-Eustache, dirige un consortium d'entreprises qui s'activent à l'élaboration d'un autobus tout électrique. Après plus de quatre ans de développement, Autobus Lion, de Saint-Jérôme, présente un autobus scolaire repensé de type C qui a récemment fait son entrée sur le marché canadien et américain. Et Dopplemayr, de Saint-Jérôme, développe un projet de transport de personnes par télécabine.

Des centres de recherche innovants

Les avancées foisonnent également au sein des quatre centres d'expertise présents dans la région : le CNTA, le Centre de développement des composites du Québec (CDCQ) et l'Institut du transport avancé du Québec (ITAQ), rattachés au Cégep de Saint-Jérôme, ainsi que le Centre d'innovation en microélectronique du Québec (CIMEQ), rattaché au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse.

Ces centres innovent notamment dans les domaines des microbus électriques en aluminium et du bateau électrique au CNTA, et d'un véhicule minier électrique à l'ITAQ.

«La région est très bien positionnée pour l'avenir, car l'intégration des nouvelles technologies qui touchent le transport terrestre avancé sera omniprésente dans le domaine du transport», dit André St-Pierre, directeur exécutif du Créneau d'excellence en transport terrestre avancé des Laurentides, créé dans le cadre des projets gouvernementaux ACCORD (Action concertée de coopération régionale de développement). La région se retrouve donc engagée activement dans la majorité des initiatives liées au Plan d'action sur les véhicules électriques du gouvernement.

3 600 Nombre de personnes employées par les quelque 70 entreprises du secteur des technologies du transport de la région des Laurentides.

Pôle Les Laurentides, le Centre-du-Québec, l'Estrie et la Montérégie sont en voie de créer un Pôle d'excellence québécois en transport terrestre pour bénéficier d'une plus grande force de frappe.

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