Les croisières, un marché prometteur

Publié le 28/03/2009 à 00:00

Les croisières, un marché prometteur

Publié le 28/03/2009 à 00:00

Par Claudine Hébert

Important moteur économique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, le tourisme rapporte plus de 300 millions de dollars par année dans les coffres des entreprises présentes sur le territoire. Des recettes que Tourisme Gaspésie souhaite augmenter de 50 % d'ici 2011.

Pour y parvenir, la région compte sur l'expansion du marché des croisières, orchestré par Escale Gaspésie. Plus de 10 000 croisiéristes en provenance du Nord-Est de l'Atlantique feront escale dans la baie de Gaspé de mai à octobre cette année. Ils accosteront à l'endroit même où Jacques Cartier a posé le pied, en 1534.

En attendant la décontamination et la réfection des infrastructures d'accueil du quai du port de mer de Gaspé (des travaux estimés à 35 millions), les bateaux séjourneront à l'ancre dans la baie. " Des navettes maritimes assureront le transport des passagers vers la marina ", explique le chef d'escale, Stéphane Ste-Croix.

Selon lui, ce marché peut doubler d'ici cinq ans " à la condition qu'un réseau de transport de masse, par exemple un train touristique de Gaspé à Percé, voie le jour ". Inspiré par des tournées exploratoires effectuées en Alaska, le chef d'Escale Gaspésie estime que la péninsule jouit de solides attributs pour séduire une clientèle internationale.

Tourisme Gaspésie fonde beaucoup d'espoir sur la création du Village-Parc, à Mont-Saint-Pierre. " Un peu à l'image de Banff, en Alberta, on souhaite que le Mont-Saint-Pierre et sa cour arrière soient intégrés au Parc national de la Gaspésie ", dit Sylvain Tanguay, directeur général de Tourisme Gaspésie.

Ce projet, qui vise à relier le parc à la mer, nécessitera des investissements de 35 à 45 millions. Les plans prévoient, entre autres, le réaménagement du sommet du Mont-Saint-Pierre, lieu culte du vol libre en Amérique du Nord, et l'instauration d'un complexe hôtelier à flanc de montagne. M. Tanguay estime que le village-parc générera jusqu'à 135 emplois... dans un village de 230 âmes.

Pêche au saumon

Les activités liées à la faune aident à remplir les coffres de la région gaspésienne. Particulièrement la pêche au saumon, de réputation mondiale.

L'un des principaux acteurs de cette pêche sportive, la Société de gestion des rivières de Gaspé (SGRG), vise le cap des 7 000 jours-pêche cette saison, soit le tiers de la totalité des jours-pêche annuels en Gaspésie. L'organisme, qui a connu la meilleure saison de son histoire en 2008 avec 6 400 jours-pêche, a vécu des jours moins heureux. En particulier en 1997 lorsqu'elle a rendu obligatoire la remise à l'eau des saumons pour préserver la ressource.

Sensibilisés et conscientisés par la démarche, les pêcheurs à la mouche sont revenus. Aujourd'hui, la société permet de prendre le poisson dans deux de ses trois rivières (Dartmouth et York) à partir de 30 $ par jour, pendant certaines périodes. La remise à l'eau est obligatoire en tout temps sur la Saint-Jean. Une contrainte qui n'empêche pas la société d'y récolter plus de 50 % de son chiffre d'affaires annuel de 1,2 million de dollars.

Il y a deux ans, la société a rénové le pavillon Saint-Jean au coût de 1,6 million de dollars. Cela lui a permis de développer un séjour avec hébergement de luxe et le plaisir de pêcher de gros saumons que l'on remet aussitôt à l'eau, à 1 000 $ par personne par jour.

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