Le salut dans le capital collectif

Publié le 01/10/2011 à 00:00, mis à jour le 30/09/2011 à 10:29

Le salut dans le capital collectif

Publié le 01/10/2011 à 00:00, mis à jour le 30/09/2011 à 10:29

Par Claudine Hébert

Pour les 55 000 PME qui devront changer de main d'ici 2018, la formule coopérative pourrait être la planche de salut. "Et plus particulièrement en Gaspésie, où la population moyenne dispose de beaucoup moins de capital pour acquérir une entreprise", soutient Jean-Guy Mazerolle, directeur général de la CDR Gaspésie - Les-Îles.

En plus de diluer le risque financier des employés voulant devenir propriétaires, la mise de fonds exigée pour l'achat de l'entreprise en mode coopérative est beaucoup moins importante qu'elle ne le serait sur une base d'achat d'actionnariat standard.

"Le modèle coopératif permet des montages financiers qui suscitent la concertation régionale en matière d'investissement. D'où une participation de départ moins élevée de la part des coopérants", souligne Luc Fournier, gestionnaire à la Fédération des CDR du Québec.

Des mesures fiscales

Outre cet élément, le membre coopérant bénéficie d'avantageuses mesures fiscales. Son investissement dans la coopérative peut être reconnu comme un REER autogéré. Selon le Régime d'investissement coopératif, la part de l'employé est également déductible à 125 % sur sa déclaration de revenus personnelle.

La propriété collective favorise une meilleure productivité des employés. "Lorsque les employés sont propriétaires, chacun souhaite le succès de l'entreprise", indique M. Fournier. L'Université du Québec à Chicoutimi doit justement dévoiler au printemps prochain une étude sur les liens entre la coopérative et la productivité. M. Fournier, qui devine déjà la nature des résultats en faveur de la formule coopérative, demeure impatient de voir les conclusions.

Luc Fournier demeure convaincu que le modèle des coopératives de travailleurs actionnaire (CTA), qui se veut un hybride entre l'entreprise incorporée et la coopérative pure laine, a tout pour séduire les PME actuellement en mode relève. "Ce mode, qui permet d'acquérir un capital-actions progressif, représente sans doute la meilleure option pour assurer la pérennité du patrimoine des PME québécoises", dit-il.

Évidemment, si le cédant n'y met pas du sien, qu'il refuse d'ouvrir ses livres et de vendre son entreprise en fonction de sa réelle valeur marchande, les employés doivent oublier cette option.

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